SIDACTION

Publié le 24 Mars 2007


Soirée musicale, ce soir : j'ai mis France 2, c'est un gala pour récolter des fonds pour le sida et aussi informer et moboliser la population contre cette maladie.

La première fois que j'ai entendu parler de cette maladie, c'était en 1986, je crois. J'étais en fac et il y avait une campagne d'information au sein de l'université. J'y suis allée et je dois dire que ça m'a foutu les jetons !!! J'en suis ressortie très inquiète. Je sortais à l'époque avec un garçon qui m'avait trompée. Bien entendu, il l'avait fait sans préservatif car ce n'était pas du tout entré dans les moeurs à ce moment-là... Je suis donc allée faire un test dans une sorte de dispensaire.

Le médecin m'a d'abord posé tout un tas de questions pour déterminer si j'étais un sujet "à risques" : est-ce que je me piquais (droguais), est-ce que je couchais à droite, à gauche sans protection, etc. Puis c'est moi quil lui ai demandé des précisions. A l'époque, les médecins ne devaient pas être très au fait de cette maladie car il ne m'a pas paru sûr de lui. Ce que j'en ai retenu, c'est que pour être sûr et certain de ne rien choper, lorsque l'on a des rapports sexuels, il vaut mieux se mettre un préservatif géant sur soi, de la tête aux pieds !!!

Car en effet, on peut contracter le sida par un simple baiser si les deux personnes saignent de la bouche... Ce n'est pas très courant mais il y a un  risque. Moi, par exemple, il m'arrive souvent de saigner des gencives lorsque je me lave les dents... Par ailleurs, en ce qui concerne la fellation, mieux vaut la faire avec un préservatif également. Le meilleur palliatif est la fidélité. Mais là, c'est pas gagné car bien souvent, les personnes de 40 ans, dirons-nous,  ayant été mariées depuis 20 ans, ne sont pas du tout habituées à ce mode de protection et lorsqu'elles refont leur vie, le premier rapport sexuel et les suivants sont la plupart du temps effectué sans protection. Et s'il leur arrive de tromper leur conjoint / te, c'est bien souvent également sans préservatif.





Lorsque Pascal avait rencontré la femme qui allait devenir son épouse, il avait 18 ans et il était puceau... Il a été marié pendant 20 ans... Le sida n'existait pas à l'époque. Lorsque je l'ai connu, en 1997, il n'avait eu que deux ou trois aventures depuis son divorce, toutes sans préservatif, et en ce qui nous concerne, cela a été la croix et la bannière pour lui faire utiliser la capote. Je dois reconnaître que je n'ai pas insisté plus que ça... Je n'étais moi-même pas très habituée à ce genre de protection  et nous préférions sans.
Heureusement, notre inconscience n'a pas porté à conséquence. Mais c'est pour dire...

J'ai dit un jour à Pascal : "Tu me trompes, c'est ton problème, mais tu mets un préservatif ! Car si tu chopes le sida, tu vas me le refourguer et là, ça deviendra MON problème !!" Ce à quoi il m'a répondu : "Je ne te tromperai pas et si d'aventure ça arrivait, je n'aurais pas besoin de capote car je ne suis pas du genre à coucher avec n'importe qui !". Cette réponse m'a laissée sur le... derrière ! Je lui ai rétorqué que n'importe qui pouvait le contracter, que c'était idiot et inconscient cette manière de concevoir les choses. Pour lui, le sida concernait plutôt les homos et les gens aux moeurs légères. Moi, je dis qu'il faut sacrément avoir confiance en son homme (ou en sa dulcinée) pour faire l'amour sans préservatif... et si il ou elle te trompe ? Ne serait-ce qu'une fois ?

Au commencement d'une histoire, l'on conseille de mettre un préservatif pendant au moins trois mois, le temps que l'on fasse des tests chacun de notre côté pour s'assurer que tout va bien. Mais si l'autre n'est pas celui (ou celle) qu'il (ou qu'elle) paraît être et vous trompe pendant ces trois mois ? Le test sera faussé !!

Le mieux, c'est encore d'utiliser la capote toute sa vie, que nous soyons en couple au pas !! Mais bonjour le plaisir...

Faut pas rêver, le préservatif est loin d'être entré dans les moeurs... peut-être auprès des très jeunes mais c'est tout !! La fidélité  est le seul remède et la ... confiance !!

Moi ça me rend parano, ce genre de chose... Finalement, il y a du bon à étre nonne !!

Rédigé par Pauline

Publié dans #tranches de vie

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
P
Nico, tu as raison de relativiser... Ceci-dit, même si c'est peu, le risque est là, quand même !Je ne connais personne qui ait le sida. Quoiqu'une personne de mon entourage a eu très très chaud. En revanche, des gens au chômage, j'en connais, à commencer par moi, mais pas seulement. Et des personnes en situation précaire, c'est-à-dire à mi-temps, ou/et en cdd, ou en missions intérim, j'en connais des tas ! Je connais même un couple sans domicile fixe.
Répondre
J
salut Pauline, Pauline.<br /> Bon, je ne serai pas aussi pointu que Nico et les pourcentages, perso ça me gonfle. <br /> J'ai connu cette angoisse du préservatif lorsque j'ai rencontré .............et elle ne voulait pas en entendre parler. De mon côté, j'étais serein puisque je n'avais plus eu de relations avec qui que ce soit depuis le jour où mon ex-femme est tombée ensceinte et le test obligatoire que nous avions fait à l'époque était négatif. Toutefois, là je l'ai refait puisque je l'avais demandé à......... lors de notre rencontre. Aujourd'hui, avec le recul et ce que je sais, je me dis qu'effectivement c'était dangeureux et croire en sa bonne étoile ne suffit pas. Moi, je penserai à clémentine car je me vois mal lui annoncer un jour que son papa va partir au ciel parcequ'il a été stupide.<br /> C'est vrai que ça fout une trouille bleue mais je vois que cela n'arrête pas les fous quand on voit la propagation des pratiques sexuelles de plus en plus aventureuses
Répondre
P
N
Il faut remettre les choses en persceptive :<br /> 0,2% de la population régulière française  est atteinte du VIH (0,66% à l'échelle mondiale)<br /> 5% de la population régulière française est sans emploi (10% socialement précaires).<br /> De là, on doit pouvoir en extrpoler des probabilités de rencontrer une personne atteinte diu VIH et/ou sur les listes de l'ANPE, non?<br /> La peur, Pauline, est le terreau totalitaire de nos démocraties modernes.<br />  
Répondre