Promenade nocturne.
Publié le 20 Avril 2015
J'adore faire ma promenade nocturne quotidienne. Tard le soir, ou plutôt tôt le matin (je me couche très tard quelquefois), quand tout le monde dort, ou presque, du sommeil du juste.
Je me sens libre, tout comme mon chien qui vagabonde où son flair le porte. Je regarde le ciel, j'écoute de la musique en fredonnant, voire même en faisant deux, trois pas de danse, ce qui m'a valu quelques rencontres amusées au détour d'un chemin parfois !
Je m'étire, je respire, je me sens bien. Les idées vont et viennent. Il m'est même arrivé de prendre des décisions importantes à ce moment-là de la journée, en été, posée sur un banc. Je me souviens d'une fois où je cogitais depuis des jours et des jours sur une relation nocive. Je ne savais pas quelle décision prendre, pesant sans arrêt le pour et le contre.
Comme d'habitude, je suis sortie pour la promenade du soir, qui a duré fort longtemps car il faisait doux. Je réfléchissais. Puis je me suis assise, ne pensant plus à rien. Ecoutant simplement la nuit, les bêtes, hérissons, petits oiseaux, canards, oies. Regardant le paysage. Et saluant le héron qui est venu se poser au bord du quai. Et tout à coup, la décision et la solution me sont apparues tout à fait naturellement. Comme une révélation. Quelque chose s'était passé.
Se promener la nuit favorise la méditation. Tout est calme, au repos. C'est le moment de la journée que je préfère, un moment particulier avec mon petit compagnon de route et de vie, un moment que je n'échangerais pour rien au monde. Mon rendez-vous du soir.
Je préfère les nuits froides et étoilées, revigorantes. Au mois d'août, il m'arrive très souvent de voir des étoiles filantes, je fais un voeu (qui la plupart du temps ne se réalise pas, quoique...). Je salue la lune, qui selon les soirs n'a pas la même frimousse. Parfois rougissante, timide, coquette, mystérieuse, triste, coquine ou offusquée... Parfois jouant à cache-cache derrière les nuages, les arbres ou les immeubles.
Selon l'heure qu'il est, il m'arrive de croiser des personnes qui se lèvent tôt : le boulanger, le livreur de journaux, de fleurs... Le week-end, je croise des fêtards quelque peu éméchés de temps à autre. L'été, des pêcheurs ! Je dis bonsoir ou bonjour, c'est selon !
Puis je rentre, sereine, et vais rejoindre Morphée après avoir lu quelques lignes de mon livre de chevet du moment... Car il n'est pas question pour moi de m'endormir sans avoir lu. Ceci, c'est mon deuxième rendez-vous du soir...
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