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croire

Samedi 2 juin 2007

L'histoire de Dalida m'a toujours marquée. Ainsi que celle de Mike Brant, Maryline Monroe, et tant d'autres. Dans le sens où le mal de vivre a toujours été omniprésent dans leur vie et que rien n'y a fait ; rien n'a sauvé ces personnes, rien n'a pu les soulager, rien n'a pu empêcher l'irrémédiable. Et c'est terrible. Dramatique ; et c'est la raison pour laquelle je doute parfois de me sortir de ce mal être un jour.

Le suicide, j'y ai déjà pensé. J'y pense. Qui n'y a jamais pensé ? Je me dis que ce doit être la paix, enfin. La paix de l'esprit. On baisse les armes, on se rend, on capitule. Plus de lutte perpétuelle contre soi-même. La délivrance... D'un autre côté, il faut du courage... pour passer à l'acte. Ou alors, le faire sur une impulsion, sans réfléchir. Je sais aussi que lorsque l'on passe un cap difficile, on en sort grandi et plus fort. Je suis convaincue que nous sommes là, sur Terre, pour remplir une certaine mission et que si on met fin à ses jours, on se réincarne et l'on doit affronter les mêmes difficultés dans sa nouvelle vie, celles qu'on n'a pas assumées dans sa vie antérieure, voire pire. Donc, mieux vaut assumer sa vie, selon mes "croyances". Paradoxalement, j'ai une peur terrible de la mort. La mort de mes proches et la mienne. Quand j'y pense vraiment, la terreur me prend littéralement au ventre. Et j'ai aussi cette idée en tête souvent que puisqu'il me faudra mourir un jour, pourquoi attendre ce moment que je redoute et ne pas l'affronter quand moi, je le décide. La mort, c'est une épée de Damoclès permanente au dessus de notre tête. Un jour on vit, le lendemain on est mort. C'est un peu comme la fin des vacances, sauf qu'on sait pas quand c'est la fin. A la fin des vacances, le coeur n'y est plus. Puisqu'on sait qu'on doit mourir, à quoi bon continuer ?
Ce n'est pas un sujet que l'on aborde volontirers dans la vie de tous les jours.


J'ai vu une psy pendant des années. C'est moi qui ai décidé d'y mettre un terme. Sans prévenir. En n'y allant plus. En ce moment, je me demande si je ne devrais pas y retourner. Mais c'est tellement douloureux et difficile de suivre une thérapie ; car il faut appuyer sur ce qui fait mal, justement ; et je me demande si ma vie suffira pour guérir de mes maux !! Il y a des choses qui ne se réparent pas. Quand c'est cassé, c'est cassé. Toutes ces tares qu'on hérite lorsque l'on naît... Mais je m'aperçois aujourd'hui que le travail est loin d'être terminé et que je devrais peut-être retourner voir ma psy que j'ai "abandonnée" du jour au lendemain, comme ma mère m'a abandonnée lorsque j'étais enfant.


L'amour d'un homme... Il faut d'abord se respecter soi-même, tenir debout toute seule, s'aimer soi-même, prendre soin de soi avant d'y songer ; je suis tellement bousillée... J'ai aimé très fort. Mais il y avait tant de blocages en moi. Et en lui, car il avait ses fêlures, lui aussi. L'amour met en exergue toutes ces blessures, tous ces démons que l'on porte en soi, et c'est insupportable. Inconsciemment, on croit que l'autre va nous guérir de tout ça ; c'est un leurre. Le remède est pire que le mal. C'est ainsi que je l'ai vécu en tout cas. A force de se dire qu'on est nulle, comment l'Autre peut-il continuer à nous aimer ? Le respect, l'estime de l'autre fait partie de l'amour. Pour aimer, il faut admirer, quelque part. On finit par ne plus aimer quelqu'un qui se déprécie continuellement. Cela ne m'empêche pas d'attendre qu'il revienne. Alors que c'est fini depuis quatre ans. Je me retrouve comme quand j'étais petite et que j'attendais en vain que ma mère vienne nous chercher à l'orphelinat...


On en revient toujours au départ ; aux premières années de notre vie, celles qui ont compté, celles qui nous définissent : les bases. On dirait que si on n'a pas eu les bases, on est foutu à vie. Que ces manques vitaux nous hanteront toute notre vie durant. C'est pathétique. Et presque risible ! Je me demande si Dieu n'est pas le Diable, et s'il ne se marre pas là-haut de nous voir nous débattre avec nos souffrances alors qu'il serait simple d'y mettre un terme définitif ? La solution, c'est peut-être la mort alors qu'on s'évertue à rester en vie, comme de vrais entêtés, comme si on était masochistes ?!!


Tout au long de ma vie, au fil de la thérapie notamment, j'ai eu des déclics. Maintenant, j'aspire à un énorme déclic, un déclic extraordinaire qui fasse que tout s'apaise une bonne fois pour toutes et que je n'aie plus mal. Qui fasse que ma vie change du tout au tout ; qui fasse que JE change du tout au tout !! Comme un grand voile qui se déchire...


Pas d'inquiétude, je continue le combat. L'espoir sans doute. Je garde en mémoire ce témoignage de Martin Gray "Au nom de tous les miens". Au début de son livre, il est prêt à mettre fin à ses jours, complètement désespéré et ivre de douleur. Mais auparavant, il tient à raconter sa vie, à laisser une trace. Et lorsqu'il a fini, la vie est plus forte et il décide de vivre... Film et livre bouleversants.

Alors, luttons, Tiphanie. Pour ne rien regretter. La lumière est au bout du chemin. Je te souhaite de trouver le bonheur, la sérénité, le sourire. Et je te remercie. "Ensemble, c'est tout"...





Par Pauline
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Jeudi 31 mai 2007




"Dans la vie, il y a des choses qui ne se réparent pas"...


"Je pleure sur la personne que j'aurais aimé être"...


"Le tout est de savoir ce que l'on va faire de toute cette culpabilité"...


"Pardonner, c'est arrêter de souffrir"...




Par Pauline
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Samedi 24 mars 2007
Je suis sûre qu'à vous aussi, il vous est arrivé de vous faire la réflexion suivante :  "AAAAh si j'étais riche ! J'en ferais des choses ! ".

Je ne joue pas au loto, ni aux courses. Il m'arrive parfois d'acheter un ou deux tickets à gratter : dernièrement, j'ai pris des "scrabble". Et j'ai gagné 12 euros. Bon, c'est pas encore la richesse assurée, mais c'est pas mal. D'habitude, je gagne zéro !

Ces derniers temps, j'ai joué pendant quelques semaines à l'Euro Millions mais j'ai rien gagné du tout ! Ceci-dit, un vendredi soir, je me suis dit que je pourrais bien gagner et j'ai pensé : "Et si je gagnais ? Si j'étais riche, que ferais-je ?"

  1. passer mon permis, ou prendre un chauffeur attitré !!

  2. acheter une petite maison de vacances en Normandie, pas loin de ma grand-mère et près de la mer.

  3. acheter un appart ou une maison à mes parents et leur allouer une certaine somme tous les mois avec laquelle ils se débrouilleront.

  4. acheter une voiture à Mimi et lui donner de quoi acheter la maison de ses rêves.

  5. donner une certaine somme à Nénétte,Titi et Pupuce, mes autres frère et soeurs.

  6. refaire toute ma garde-robe !!

  7. louer les services d'une femme de ménage et d'un cuisinier-nutritionniste !

  8. prendre un appart plus spacieux, renouveler mon mobilier.

  9. vacances à Bréhat...

  10. donner un coup de main à deux, trois copines.

  11. prende des cours de chant, de danse, de sport, voire même louer les services d'un coach sportif.

  12. m'associer avec un pote qui a ouvert une école de chant, expression scénique, etc. et m'investir avec lui dans cette passion.

  13. ou / et ouvrir une boîte, style restau-café-théâtre avec Mimi, Puce, Nénette et Titi ?

  14. donner une somme d'argent à Mamie, mais je doute qu'elle accepterait...

  15. investir dans l'immobilier et louer les apparts uniquement aux personnes qui auraient les moyens de payer un loyer mais qui n'arrivent pas à convaincre un propriétaire de les loger à cause de leur vie précaire (cdd, mi-temps, etc).

  16. recontacter ma meilleure amie et voir ce dont elle a besoin pour son association "Les restos du coeur".

  17. faire quelque chose pour les orphelins, les enfants de la DDASS et surtout qu'on fasse en sorte que les frères et soeurs ne soient pas séparés lors de leur placement dans les familles d'accueil.

  18. etc, etc... il y a toujours à faire...

Mais ne rêvons pas, ma Biche, l'argent va à l'argent. Ce ne sont pas ceux qui en ont besoin qui gagnent en général. Et encore faudrait-il que je joue plus régulièrement.

Ceci-dit, c'est peut-être aussi bien comme ça... Après tout, mes besoins ne sont pas énormes... je me contente de peu.

Mais c'était bon de rêver pendant quelques instants... "Ah si j'étais riche..."


Par Pauline
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Dimanche 18 mars 2007
Merci pour vos commentaires non dénués de bon sens, ni de sincérité. Ils me mettent du baume au coeur car vous vous êtes donnés la peine de vous pencher sur mon cas un moment et d'y réfléchir.

Le fait est qu'au départ, c'est bien pour cela que j'ai quitté mon CDI à 30h/semaine : pour trouver un meilleur job et à temps plein. J'en avais marre d'ëtre sous-payée, mal considérée. J'en avais marre de ce métier et de cette société où l'organisation était nulle et l'évolution impossible !

Mais il est vrai aussi qu'en ce moment, je perds confiance. Mais je suis convaicue également que je vais reprendre du poil de la bête. D'abord parce que les périodes de doutes font partie de la vie, et ensuite parce que je n'ai pas le choix. Quoi qu'il arrive, il faudra bien que je retrouve un emploi, quel qu'il soit. Tout ce que je souhaite, c'est que ce ne soit pas un autre de ces sous-emplois de merde.

Ceci-dit, je reste sceptique quant à la possibilité réelle de me réaliser professionnellement. J'ai quand même déjà 39 ans, moi !! On verra bien, il faut y croire. Je ne demande pas grand-chose, somme toute, dans un premier temps.

Pascal, oui, peut-être, en effet, suis-je plutôt négative en ce qui me concerne... Mais la confiance en soi ne va pas de soi. Je vais travailler là-dessus. Tout au moins peut-on apprendre à faire semblant d'avoir confiance en soi ? J'y arrive assez bien, mais pas dans la durée.

Il y a une chose que je sais, c'est que lorsque l'on veut vraiment quelque chose, on fait tout pour parvenir à son objectif. Le tout est de savoir ce que l'on veut, et de le vouloir vraiment ! Après, selon moi, tout va de soi. Pour le moment, je sais ce que je ne veux pas, mais pas encore tout à fait ce que je veux, ni ce que je vaux.

Marie, merci pour tes paroles, elles ont pansé mes blessures, si je puis dire. Je sais bien que c'est cyclique : nous ne sommes pas femmes pour rien ! Le doute fait partie de la vie, et tu as raison, il permet d'avancer. Même si parfois j'ai l'impression de tourner en rond...

Véro, je trouve dommage que tes parents t'aient éloignée des Beaux Arts, car je ne sais pas pourquoi, mais à force de lire nos blogs de prédilection, on en vient à se forger une image, un profil de la personne qui écrit ses articles et je t'aurais bien vue dans les Beaux Arts... Et l'idée que je me fais de toi, c'est celle d'un petit bout de femme qui sait où elle va et ce qu'elle veut et parviendra toujours à ses fins, d'une manière ou d'une autre. Tu m'as l'air de quelqu'un de volontaire et plein de peps !! Et je te souhaite "tout le bonheur du monde" !

Allez, demain, je vais me lever tôt pour commencer et on verra la suite... Je vais peut-être bien faire du grand ménage, cela me permettra de faire aussi le ménage dans ma tête... Et puis, jeudi je vois ce foutu conseiller de l'ANPE pour le bilan mensuel et j'espère quand même que cela me remettra les idées à l'endroit. Et puis dimanche, il y a le concert de la Star Ac, ça va bien me changer les idées... à commencer par gérer mon stress de la foule !!


Me voici à la croisée des chemins. Lequel vais-je prendre ? Peut-être recevrais-je un signe... du Divin ?


Trouver LE job et LA société qui me correspondent.  Une formation peut-être ?  Ou ouvrir ma boîte, mais trouver L'IDEE  !! Ou encore, et là, il s'agit d'une grande décision qui m'a traversé l'esprit cette nuit, faire un enfant toute seule ? Qui donnera un sens à ma vie qui n'en a plus beaucoup... Ma soeur, qui a deux superbes enfants, m'a dit avant de faire le premier, que de toute façon, on ne fait jamais un enfant pour les bonnes raisons... Mais là, c'est une autre paire de manches... Car il s'agit de l'assumer ensuite...



Par Pauline
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Samedi 17 mars 2007
Bon, vous le savez, je ne suis pas dans une période très "fructueuse" en ce moment. Plutôt dans une période d'introspection. Quand je fais le tour de la blogosphère, je me considère même assez passéiste par rapport à beaucoup d'autres qui ont les deux pieds bien ancrés dans le présent, voire même dans l'avenir...

Lorsque l'on vient au monde, on n'est déjà plus à égalité avec les autres. Les dés sont pipés dès le départ. A nous de faire avec, c'est ainsi. On vit des choses et on réagit selon soi. Je me demande souvent pourquoi ma soeur est plus entreprenante que moi et qu'elle est parvenue à réaliser cetains de ses rêves, elle. En y réfléchissant deux secondes, c'est parce qu'elle avait des rêves, des buts, pour commencer ! Et qu'elle a tout fait pour que cela se réalise. Elle est maintenant mariée, avec deux superbes enfants. Elle a été responsable de boutique, avec une bonne rémunération. Elle est devenue propriétaire. Bon, il est vrai qu'elle aurait préféré posséder une maison, ce n'est qu'un appart... mais joli appart.... tout de même. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai le sentiment qu'elle y arrivera toujours. Elle a un caractère qui fait que...




On naît dans un certain milieu, avec certains parents, grands-parents, etc, qui ont eux-mêmes leur propre histoire. Le décor est déjà planté. Après, on est de tel signe astologique (on y croit ou on n'y croit pas !), avec certains talents ou tares héréditaires... et on réagit aux divers évènements de notre vie avec ce que nous sommes et comme nous pouvons, selon les circonstances... Il ya ceux qui foncent, ceux qui tergiversent pour finalement agir, et ceux qui doutent tellement qu'ils ne font rien.

Quand on est ados, ou post ados, on a des rêves plein la tête et on se dit que tout est à notre portée. Et puis, non. Pourtant, il y a de nombreux exemples de gens qui sont arrivés à leur fin à force de volonté. Comment se fait-il que je ne sois pas comme eux, moi ? D'où leur vient cette force, cette volonté, cet amour du risque ?

Le plus dur, c'est de penser que les choix étaient multiples et qu'on s'est peut-être perdu en chemin. Le plus regrettable, c'est qu'il y avait sans doute plein de possibilités et la vie fait que l'on a dû choisir, que l'on ne peut pas tout vivre... et puis, il faut également prendre en considération la réalité de la vie... à savoir le chômage, les études qui nous sont accessibles ou pas, la maladie, les contretemps, la vie de ses proches, la mort, etc.

Cependant, je ne peux pas m'ôter de l'idée que lorsque l'on veut on peut. Le tout étant de savoir ce qu'on veut... et ça, c'est une autre histoire...
Devoir pour la semaine prochaine : "Qu'est-ce que je veux VRAIMENT ? Que puis-je faire pour l'obrenir ? Que vais-je mettre en place pour parvenir à mes fins ?"




Le plus difficile est de s'accepter tel que l'on est, en définitive. Et de changer, dans la mesure du possible, ce qui ne nous convient pas en nous.  Faire ce que l'on peut avec ce que l'on est et ce que l'on a.  Tant pis, tout le monde ne peut pas être  entreprenant et riche !! Je vivrais donc une petite vie comme tant d'autres. Et qui sait si ce n'est pas ce qui me convient, après tout ?

"L'aventure est au bout du chemin", dit celui-ci...  "On ne peut rien présager", lance un autre...  " "Mieux vaut vivre avec des remords qu'avec des regrets" dit encore Bruel... "Aide-toi et le ciel t'aidera !"

Qui sait ? Je ne sais pas...  Je ne sais rien.

Ce que je sais, n'est-ce pas Pauline, c'est que "l'important, c'est d'avancer "... Et que "tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir" !

Qu'en penses-tu, Moumou ?



Par Pauline
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Vendredi 16 mars 2007
Je viens de lire un post sur le blog de Fanchon qui m'a donné à réfléchir. C'est sur la peur. Et voilà un moment que je me dis que si ce n'est pas la peur qui m'empêche d'agir vraiment, qu'est-ce que c'est ?

J'ai toujours eu peur de tout ! Je me suis arrangée avec le temps mais ce n'est pas encore la panacée. Et je crois bien qu'elle ne me quittera jamais, cette peur d"aller de l'avant. Et c'est bien pour ça que je ne me vois pas vivre avec quelqu'un un jour. Un homme, pour moi, c'est dangereux ou ça peut l'être, en tout cas. Un homme, ça peut boire et être alcoolique, violent dans ses paroles et dans ses gestes, cela peut frapper, cela peut même être pédophile... Sans parler de l'amour qui, pour moi, est aliénant plutôt qu'autre chose. Lorsque je suis amoureuse, je ne suis pas dans mon état normal. A la fois heureuse et malheureuse. J'ai horreur de ça, car on ne conrôle plus rien et surtout pas soi.

Je suis dans une période de chômage et il est bien évident que cela ne facilite pas les choses. Le chômage n'est pas un état sécurisant. Et je n'ai pas confiance en moi. Je n'ai jamais eu confiance en moi, ni en les autres, bien évidemment. C'est aussi pourquoi j'ai si mal réagi à cet entretien pour le mi-temps. Je ne me suis pas sentie "considérée" par cet homme qui se chargeait de l'entretien. Je me suis sentie traitée comme un numéro et cela, je ne l'ai pas accepté. A l'orphelinat, nous étions déjà des numéros. Moi, c'était le numéro 68 ou 96, je ne sais plus. Mon numéro était cousu sur tous mes vêtements.

La vérité, c'est que je ne m'aime pas et que je suis un juge de moi-même assez intransigeant. Je me dis souvent que je devrais faire ceci ou cela, etc, et au final, je ne fais rien du tout !! La tâche est top importante ! Ce qui m'énerve le plus chez moi, c'est cette incapacité à me bouger, à ne pas oser les choses, à ne pas foncer, à ne pas croire en moi. Comment les autres pourraient y croire dans ce cas si je n'y crois pas moi-même ?

Le fait est que je suis dans une grande période de doutes. Je suis de nature solitaire à la base et en ce moment, cela ne s'améliore pas. L'Autre pour moi représente le danger, c'est clair. Même si je m'en défends, je ne peux m'empêcher de m'impliquer sentimentalement dans une relation amicale, amoureuse ou professionnelle et à tous les coups, je suis déçue; ou j'ai peur d'être déçue, ce qui fait que je ne m'implique pas trop en actes... Si d'aventure quelqu'un se met à s'attacher trop à moi, amicalement ou autre, je m'éclipse. Je ne supporte pas de rendre des comptes. Que l'autre soit en attente de quelque chose de moi. Je préfère agir pour l'autre quand ça vient de moi plutôt que lorsqu'on me le réclame. Avoir à rendre des comptes, cela me met hors de moi. C'est plus fort que moi.

Par ailleurs, côté professionnel, je doute fort. Parlons clair, je n'ai pas des compétences à ce point extraordinaires pour trouver un emploi qui me satisfasse, j'en ai bien peur. A moins que le bouche à oreilles ne fonctionne, je ne vois pas comment je vais faire. Cela me stresse. Je crois bien aussi que je ne supporte pas l'autorité. Au travail, j'aime bien être autonome, qu'on me fiche la paix et qu'on ne soit pas sur mon dos à longueur de temps. Comme dans ma vie privée, du reste.

Devoir postuler à tout un tas de jobs, se vendre, passer l'examen de l'entretien, ça me met dans tous mes états. Car je  me sens dans une position d'infériorité. Redevenir télépro, je crois bien que c'est ce qui m'attend et ça me désespère d'avance. Dans plupart des boîtes pour lesquelles j'ai bossé, je me suis sentie vraiment mal considérée. Et la course aux rendez-vous ne me convient pas du tout. De toute façon, j'ai toujours eu du mal à supporter le monde commercial. C'est un boulot que j'ai découvert pour payer mes études. Mais il se trouve que c'est un boulot où il n'y a pas de chômage aujourd'hui...

L'autre possibilité, agent d'accueill, standardiste, hôtesse d'accueil.... J'ai une expérience de huit ans mais là, c'est pas gagné car il ya des tas de secrétaires qui cherchent un boulot et je n'ai pas ces compétences, ni les dipômes. J'ai une expérience de standardiste, pas de secrétaire. Et puis ce ne sont que des mi-temps.

Qu'est-ce que je vais devenir ? Retomber dans un temps partiel ? Télépro ?  Ouvrir ma boîte, sinon ? Mais boîte de quoi ? J'admire tous ces gens qui ouvrent leur boîte, qui ont des idées, et la force d'aller jusqu'au bout...

"Oser est le meilleur moyen pour réussir"... Mais oser quoi ?


Cela me fait penser à ces troupes de chanteurs dont j'ai fait partie et que j'ai laissées tomber. En y réfléchissant, je sais pourquoi je suis partie. D'abord, cela nécessitait de bloquer tous ses dimanches pour pouvoir assister aux répétitions. Et puis, il fallait automatiquement aller se faire une bouffe après et ça, j'avais du mal. Cela m'ennuyait. Et il fut question d'aller donner des représentatins à l'étranger au Club Med, et là, j'ai carrément flippé ! Et surtout, bien que j'eusse ma place au sein de ces troupes, et cela on me l'a dit et répété, moi je trouvais toujours que j'étais nulle et que les autres étaient bien plus talentueux que moi.
C'est un peu ça, oui, que ce soit au boulot ou ailleurs, je me suis toujours sentie comme étant... je ne trouve pas le mot... une usurpatrice !!

Et pour Pascal, notre histoire a fini par se terminer le jour où il m'a dit qu'il partait pour la Creuse avec un de ses potes ouvrir sa boîte... Il m'a emmenée là-bas, m'a fait visiter sa future demeure et le cadre où il allait vivre (splendide bien que ce soit "le trou du cul du monde"). Et il m'a demandé de le suivre.

Tout quitter ? Mes repères si chèrement acquis et établis, mon joli petit appart, mon petit chez moi, ma ville, ma soeur ? Quitter mes autres frère et soeurs ? Mes amis ? Quitter mon monde à moi où je me sentais en sécurité ?
J'ai eu la peur de ma vie, et je suis restée dans ma petite vie bien rodée. Tout quitter était tout simplement au-dessus de mes forces. Voilà.

Peur peur peur ! Peur de vivre ?


Par Pauline
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Dimanche 11 mars 2007
Le voici, le voilà de retour ! Enfin ! Après toutes ces longues journées de grisaille, Môssieu le Soleil a enfin daigné revenir nous réchauffer de ses rayons bénéfiques !! Et apparemment, bon nombre d'entre nous en avons profité !!! Tant mieux !        









Les beaux jours reviennent, c'est bientôt le printemps...
Par Pauline
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Vendredi 2 mars 2007

Je n'étais présente pour personne ce soir (sauf pendant la pub !), j'étais avec Les Enfoirés ! Et je parie qu'il y en avait beaucoup dans ce cas ? Quels bons moments ils nous font passer, ces "enfoirés" !! Splendide Jenifer, émouvant Raphaël (aaaah... Raphaël...). Et que de jolies voix : Zenatti, Arena, Amel (quel timbre), Fiori, et j'en passe... même Kad, qui l'eût cru, a poussé la chansonnette ! Et ma foi, il ne s'est pas mal débrouillé !

Nouveaux venus, Bénabar et Kad. Et Carla Bruni, il me semble, non ? Absentes  : Mimie et la belle Elsa.

C'est si bon de les retrouver... Pourquoi les aime-t-on tant ? Parce qu'ils reprennent des chansons que tout le monde connaît. C'est bon enfant et san prise de tête. Et ces décors, et ces tenues ! Toute la famille peut s'émouvoir ou danser ! Et tout le monde chante !! Tout le monde reprend en choeur, même Choupi qui aboie quand je frappe dans mes mains ! J'aimerais bien être dans le public, voire même sur scène avec eux !! C'est qu'ils nous ont donné de la choré améliorée cette année ! Et j'ai bien aimé les intermèdes d'humour. Je les ai trouvés particulièremnt réussis.

Mais s'ils sont là, c'est aussi parce que des gens crèvent encore de faim ici en France en 2007... Et c'est une des raisons de cet engouement pour Les Enfoirés. Cette belle cause. On ne peut qu'avoir une pensée pour Coluche... qui nous manque. Ainsi que Balavoine, pendant que j'y suis...

Pendant ces retransmissions des concerts des Enfoirés, on se sent solidaires, on se sent ensemble. On se sent bien. Tout cela, ce n'est que de l'amour... et de l'espoir... en l'être humain.



  Moi, je file un rancard
A ceux qui n'ont plus rien
Sans idéologie, discours ou baratin
On vous promettra pas
Les toujours du grand soir
Mais juste pour l'hiver
A manger et à boire
A tous les recalés de l'âge et du chômage
Les privés du gâteau, les exclus du partage
Si nous pensons à vous, c'est en fait egoïste
Demain, nos noms, peut-être grossiront la liste

Aujourd'hui, on n'a plus le droit
Ni d'avoir faim, ni d'avoir froid
Dépassé le chacun pour soi
Quand je pense à toi, je pense à moi
Je te promets pas le grand soir
Mais juste à manger et à boire
Un peu de pain et de chaleur
Dans les restos, les restos du cœur

Autrefois on gardait toujours une place à table
Une soupe, une chaise, un coin dans l'étable
Aujourd'hui nos paupières et nos portes sont closes
Les autres sont toujours, toujours en overdose

J'ai pas mauvaise conscience
Ça m'empêche pas d'dormir
Mais pour tout dire, ça gâche un peu le goût d'mes plaisirs
C'est pas vraiment ma faute si y'en a qui ont faim
Mais ça le deviendrait, si on n'y change rien

J'ai pas de solution pour te changer la vie
Mais si je peux t'aider quelques heures, allons-y
Y a bien d'autres misères, trop pour un inventaire
Mais ça se passe ici, ici et aujourd'hui

(Jean-Jacques Goldman)

Pour une fois, adeptes d'E-mule ou autre, ne téléchargez pas... Un dvd ou cd équivaut à 19 repas, disent-ils. Et ne sent-on pas bien après une bonne action ?
Par Pauline
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Vendredi 2 mars 2007
Moi quand j'étais enfant, j'avais plusieurs rêves, comme tous les enfants !

Je voulais être institutrice, et pour m'exercer, je donnais la classe à mes poupées. J'étais sévère et pointilleuse ! Elles avaient plutôt intérêt à filer droit !! Je me donnais beaucoup de mal !

Par la suite, je voulais être prof d'anglais. C'est la matière où j'excellais. Il faut dire que j'avais une prof géniale qui m'a donné le goût d'apprendre : Madame Brochard. Qui m'a également enseigné l'allemand. C'était une passionnée et elle a su me communiquer pour un temps cet amour de l'anglais. Cette ferveur. Lorsque nous sortions de ses cours, nous étions tous rouges comme des pivoines !! Et ça sentait même la transpiration dans la salle. Il fallait aérer ! Je me souviens avec quel acharnement elle tentait de remettre dans le droit chemin un garçon qui était complètement à la traîne... Cette prof, je ne l'oublierai jamais.

Un autre de mes souhaits était d'être chanteuse... Ma soeur et moi avons passé des après-midi entiers à chanter sur les disques que nous envoyait notre mère : Karen Chéryl, Yves Duteil, Gérard Lenorman, Hugues Aufray, "L'oiseau et l'enfant", "Les roses blanches", "Les jardins du ciel". J'avais même mis au  point des chorégraphies avec ma petite soeur, notammant sur "Don't go!" de Yazoo. On s'amusait bien ! Mais attention, ce n'était pas de la rigolade ! Nous faisions cela très sérieusement ! Nous faisions aussi des chansons à deux voix. J'étais exigeante ! Cela tournait en chamailleries parfois. On chantait dans notre grenier qui n'était pas du tout insonorisé... Nos voisins étaient notre public invisible... Et dans les mariages, notre grand-mère nous faisait chanter ? Timides, nous chantions de dos !!!

Autre rêve, être écrivain. Ah ça, ça m'a travaillée. Quel beau métier que celui d'écrivain.... Au collège, j'avais promis à deux copines que j'écrirai un livre sur ma vie !!! A cet âge, penser déjà à écrire un livre sur sa vie, cela fait sourire... Mais par rapport à nos copines, ma soeur et moi, bien que très jeunes, n'avions pas eu la vie facile...  Et mes copines m'avaient encouragée à racconter notre histoire et elles m'avaient promis d'acheter mon livre !! Je me rappelle très bien ces copines  Sandrine Legardinier et Marie-Christine Morrisset. Là aussi, j'ai eu deux profs de français géniales : Melle Poissonnet et Me Roquet. J'ai toujours eu de bonnes notes en rédaction et elles m'ont donné l'envie de me dépasser. Melle Poissonnet à l'époque me trouvait un certain talent et croyait en moi. Et "L'esprit de famille" de Janine Boissard où la narratrice devient écrivain m'a enflammée.

Le dernier rêve dont je me souvienne et que nous avions formulé avec ma soeur, c'était d'avoir une grande et belle maison où nous aurions vécu toutes les deux quand nous serions grandes.  Et  nous voulions avoir un chien comme "Lassie" !

Que sont nos rêves devenus ?

Aujourd'hui, je ne suis ni institutrice, ni prof d'anglais. J'ai bien fait des études d'anglais mais je me suis arrêtée au DEUG.
Pour ce qui est de la chanson, j'ai fait quelques petits trucs, mais à ce jour,  je  ne pratique plus vraiment ma passion.
Quant au métier d'écrivain, eh bien, chacun sait à quel point il est difficile de percer dans ce métier... Un soir d'août 1998, je me suis souvenue de cette promesse faite à mes copines et à moi-même d'écrire mon livre... Je l'ai commencé et je n'ai jamais pu aller au-delà du premier chapitre "L'inconcevable".  Trop douloureux, ou peut-être que nul n'était besoin d'aller plus loin... Tout était dit.
Et la grande maison avec ma soeur adorée ? Eh bien j'habite un appart. Et ma soeur vit dans un joli appart qu'elle a acheté avec son mari. Appartement qui fait partie d'une maison. Elle n'a pas de chien mais des cochons d'Inde ! Moi j'ai un chien mais j'ai choisi plus petit que "Lassie" ! C'est un York.

Et vous, quels étaient vos rêves d'enfant ? Et quels sont ceux que vous avez réalisés ? Et quels sont vos rêves d'adultes ?


Par Pauline
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Vendredi 23 février 2007
Saint-Pair-sur-Mer (Manche)

"J'adorrrrrrrrrrre" la mer. Mais attention, pas n'importe laquelle... Pas les plages  touristiques surpeuplées où l'individu regarde plutôt sa voisine que le paysage...

Périodiquement, "Elle" me manque. C'est comme un appel. "Elle" m'appelle !
J'aime son odeur, son vent, son ciel, son murmure ou son bruit tumultueux... J'aime ses marées... Je peux rester des heures à la contempler, à la sentir. A me laisser bercer. On se sent apaisé ensuite, serein... En paix.


Je me souviens d'un après-midi pluvieux au mois d'août 2004. J'étais en vacances et je venais de me prendre la tête avec mon frère. Je l'ai planté devant sa télé dans le mobile home et je suis partie avec mon chien.

Je me suis baladée au bord de la mer.

Il ne faisait pas beau mais le paysage, lui, était magnifique, enivrant. Précisément parce qu'il y avait successivement des averses, des éclaicies, du tonnerre, des éclairs! Quel spectacle !

C'était marée basse mais la mer revenait. Je suis allée à sa rencontre...  C'est un moment que je n'oublierai jamais, je crois. Un moment particulier, précieux, où je me suis sentie à la fois seule et accompagnée, étrangement.  Plus je me rapprochais d'elle, plus mon coeur battait la chamade, devant cette immensité d'eau mouvante et de ciel, de vent et de pluie.  L'agitation humaine était derrière moi. Et ce paysage me faisait peur en même temps qu'il m'exaltait !





Lorsque j'ai retrouvé mon  frère, je me sentais réconciliée... avec moi-même...

En allant à la rencontre de cette mer agitée, je viens de prendre conscience en me relisant que c'était à ma rencontre que j'allais.


Par Pauline
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