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petites choses

Vendredi 23 mars 2007


"La plus grande de toutes les erreurs, c'est de ne rien faire parce qu'on peut seulement faire peu."

En effet, même un tout petit geste fait parfois beaucoup. Un tout petit geste que l'on croit anodin fait même parfois beaucoup plus qu'un geste que l'on s'imagine grand...





"DONNER, cela signifie si souvent offrir des choses matérielles, mais ce que nous avons de plus grand à donner, c'est notre temps, de la bonté, et même de la consolation à ceux qui en ont besoin. Nous considérons ces dons comme peu importants, jusqu'au jour où nous en avons besoin."

Dans cette vie où tout le monde court... après quoi, d'ailleurs ?... n'oublions pas de nous arrêter un moment, de regarder autour de nous, et de donner de notre temps... Nos proches ont peut-être besoin de nous, et nous ne nous en sommes pas aperçus... pris que nous étions dans le tourbillon de la vie !





"La véritable richesse d'un être réside dans le bien qu'il fait autour de lui."
Et non pas dans tout ce qu'il possède...





"Ceux qui mettent le soleil dans la vie des autres ne peuvent le garder éloigné d'eux-mêmes."
C'est tellement vrai... j'en ai des exemples, dans mon entourage...





"Quand un aveugle porte un boîteux, ils avancent tous les deux."
Logique... solidarité.





"Personne ne peut sincèrement tenter d'aider autrui sans s'aider lui-même. Voilà l'un des plus beaux cadeaux de la vie."
C'est ce que je disais il n'y a pas longtemps : lorsque l'on tente d'aider autrui, bien souvent on s'aide soi-même en même temps, sans s'en rendre compte... Ces conseils que l'on prodigue, on se les donne à soi-même aussi. Eh oui, c'est enrichissant !





"La bonté est une des choses les plus difficiles à donner, car elle vous est généralement rendue."
Plus on donne de soi, plus on reçoit, sans que l'on demande quoi que ce soit... Ainsi va la bonté. Elle est généreuse.





"Si je peux empêcher un coeur de se briser, je n'aurai pas vécu en vain. Si je peux atténuer les souffrances d'un être ou aider un rouge-gorge à regagner son nid, je n'aurai pas vécu en vain."
Voilà qui est réconfortant, en somme, pour qui cherche un sens à sa vie, pour qui se demande à quoi il sert...







Par Pauline
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Vendredi 16 mars 2007

C'est un trou de verdure où chante une rivière,

Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.


(Arthur Rimbaud)

C'est l'un des poèmes que j'ai appris dans mon enfance et qui m'a marquée...


Par Pauline
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Mardi 13 mars 2007

Il n'aurait fallu
Qu'un moment de plus
Pour que la mort vienne
Mais une main nue
Alors est venue
Qui a pris la mienne

Qui donc a rendu
Leurs couleurs perdues
Aux jours aux semaines
Sa réalité
A l'immense été
Des choses humaines

Moi qui frémissais
Toujours je ne sais
De quelle colère
Deux bras ont suffi
Pour faire à ma vie
Un grand collier d'air

Rien qu'un mouvement
Ce geste en dormant
Léger qui me frôle
Un souffle posé
Moins une rosée
Contre mon épaule

Un front qui s'appuie
A moi dans la nuit
Deux grands yeux ouverts
Et tout m'a semblé
Comme un champ de blé
Dans cet univers

Un tendre jardin
Dans l'herbe où soudain
La verveine pousse
Et mon cœur défunt
Renaît au parfum
Qui fait l'ombre douce

Il n'aurait fallu
Qu'un moment de plus
Pour que la mort vienne
Mais une main nue
Alors est venue
Qui a pris la mienne


(Léo Ferré)
Par Pauline
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Samedi 10 mars 2007
Je visite régulièrement, et depuis quelque temps déjà, le blog : "Au bonheur des mots qui chantent". Je vous invite à entrer dans ce monde de douceur, de poésie et d'humour, d'où on ressort quelque peu apaisé et serein. Pour vous donner un avant-goût de ce que vous pourrez lire dans son blog, j'ai recopié l'un de ses poèmes (elle m'y a gentiment autorisé), poème qui a particulièrement retenu mon attention.



Des gens uniques, de par le monde,
Il en naît à chaque seconde.
Chacun de nous porte en soi
Une chose que les autres n'ont pas.
Les défauts et les qualités
Font un cocktail à mélanger
Pour obtenir ce petit goût
Celui qui n'appartient qu'à nous.

Les êtres humains sont si divers
Qu'il y a toujours sur la terre
Quelqu'un qui trouvera en nous
Ce qui lui manque par dessus tout.

Certains recherchent leurs contraires,
D'autres, c'est leurs semblables qu'ils préfèrent
Mais l'important c'est d'arriver
A s'accepter tel que l'on est.

Et chercher à s'améliorer
N'est pas forcément tout changer.
Quand on commence à s'apprécier,
L'entourage l'a vite remarqué,
Il essaie de savoir pourquoi

On se sent tellement sûr de soi.

Et tous ces gens qu'on admirait
Finissent par nous envier.
Car eux aussi, ils cherchent ailleurs
Ce qu'ils possèdent à l'intérieur.





La vie, n'est-ce pas que cela : un apprentissage permanent, trouver sa vérité profonde ? Etre soi ne va pas de soi.  La plupart du temps, nos actes,  nos décisions ne dépendent-elles pas du regard de l'autre, inconsciemment ou consciemment  ? 

Apprendre à dire non n'est pas une évidence. N'agissons-nous pas souvent en fonction de ce que les autres attendent de nous ou, tout du moins, en fonction de ce que nous croyons que les autres attendent de nous ? L'image que nous avons de nous-mêmes ne correspond pas toujours à ce que l'on est profondément.

Et s'écouter, se prendre soi-même en considération est essentiel pour parvenir à cette grande conquête de soi-même : arriver à être soi et à s'accepter. Et ce n'est qu'une fois cette longue route parcourue que l'Autre nous acceptera tel que l'on est, ou passera son chemin...

Merci, Flo. Ton poème m'a "parlé" et a m'a permis d'approfondir le champ de mes réflexions.
Par Pauline
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Vendredi 9 mars 2007

"Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux ou lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé."

("On ne badine pas avec l'amour" Alferd de Musset)
Par Pauline
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Jeudi 8 mars 2007


Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et, sans dire un seul mot te remettre à bâtir
Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir.

Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre.

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter les sôts,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot.

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi.

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, sans laisser ton rêve être ton maître
Penser, sans n'être qu'un penseur.

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu peux être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant.

Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front.
Si tu peux conserver ton courage et ta tête,
Quand tous les autres la perdront.

Alors, les rois, les dieux, la chance et la victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les rois et la gloire,
Tu seras un homme, mon fils.


(Rudyard Kipling)
Par Pauline
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Lundi 5 mars 2007

Clique sur la flèche, lâche ta souris et patiente 10 secondes chrono en main, et écoute.
Ensuite tu peux revenir sur mon blog en ouvrant une nouvelle fenêtre tout en écoutant la chanson.

Par Pauline
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Dimanche 4 mars 2007

"Il ne faut jamais avoir peur de s'arrêter un moment pour réfléchir"
Lorraine Hansbery


"Aujourd'hui, je prendrai le temps d'être seul. Je prendrai le temps d'être calme. Dans ce silence, j'écouterai... et j'entendrai mes réponses"
Ruth Fishel
Par Pauline
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Jeudi 1 mars 2007



Seule devant ta glace
Tu te vois triste sans savoir pourquoi
Et tu ferais n'importe quoi
Pour ne pas être à ta place

Si tu t'appelles mélancolie
Si l'amour n'est plus qu'une habitude
Ne me raconte pas ta vie
Je la connais, ta solitude

Si tu t'appelles mélancolie
On est fait pour l'oublier ensemble
Les chiens perdus, les incompris
On les connaît, on leur ressemble

Et demain peut-être
Puisque tout peut arriver, n'importe où
Tu seras là, au rendez-vous
Et je saurai te reconnaître

Si tu t'appelles mélancolie
Si l'amour n'est plus qu'une habitude
Ne me raconte pas ta vie
Je la connais, ta solitude

Si tu t'appelles mélancolie
On est fait pour l'oublier ensemble
Les chiens perdus, les incompris
On les connaît, on leur ressemble





(Joe Dassin)
Par Pauline
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Mercredi 28 février 2007

Le cancre



Il dit
non avec la tête
Mais il dit oui avec le coeur
Il dit oui à ce qu'il aime
Il dit non au professeur
Il est debout
On le questionne
Et tous les problèmes sont posés

Soudain le fou rire le prend
Et il efface tout
Les chiffres et les mots
Les dates et les noms
Les phrases et les pièges
Et malgré les menaces du maître
Sous les huées des enfants prodiges

Avec des craies de toutes les couleurs
Sur le tableau noir du malheur

Il dessine le visage du bonheur


(Jacques Prévert)
Par Pauline
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