Vendredi 16 mars 2007
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Je viens de lire un post sur le blog de Fanchon qui m'a donné à réfléchir. C'est sur la peur. Et voilà un moment que je me dis que si ce n'est pas la peur qui m'empêche d'agir vraiment, qu'est-ce que c'est ?
J'ai toujours eu peur de tout ! Je me suis arrangée avec le temps mais ce n'est pas encore la panacée. Et je crois bien qu'elle ne me quittera jamais, cette peur d"aller de l'avant. Et c'est bien pour ça que je ne me vois pas vivre avec quelqu'un un jour. Un homme, pour moi, c'est dangereux ou ça peut l'être, en tout cas. Un homme, ça peut boire et être alcoolique, violent dans ses paroles et dans ses gestes, cela peut frapper, cela peut même être pédophile... Sans parler de l'amour qui, pour moi, est aliénant plutôt qu'autre chose. Lorsque je suis amoureuse, je ne suis pas dans mon état normal. A la fois heureuse et malheureuse. J'ai horreur de ça, car on ne conrôle plus rien et surtout pas soi.
Je suis dans une période de chômage et il est bien évident que cela ne facilite pas les choses. Le chômage n'est pas un état sécurisant. Et je n'ai pas confiance en moi. Je n'ai jamais eu confiance en moi, ni en les autres, bien évidemment. C'est aussi pourquoi j'ai si mal réagi à cet entretien pour le mi-temps. Je ne me suis pas sentie "considérée" par cet homme qui se chargeait de l'entretien. Je me suis sentie traitée comme un numéro et cela, je ne l'ai pas accepté. A l'orphelinat, nous étions déjà des numéros. Moi, c'était le numéro 68 ou 96, je ne sais plus. Mon numéro était cousu sur tous mes vêtements.
La vérité, c'est que je ne m'aime pas et que je suis un juge de moi-même assez intransigeant. Je me dis souvent que je devrais faire ceci ou cela, etc, et au final, je ne fais rien du tout !! La tâche est top importante ! Ce qui m'énerve le plus chez moi, c'est cette incapacité à me bouger, à ne pas oser les choses, à ne pas foncer, à ne pas croire en moi. Comment les autres pourraient y croire dans ce cas si je n'y crois pas moi-même ?
Le fait est que je suis dans une grande période de doutes. Je suis de nature solitaire à la base et en ce moment, cela ne s'améliore pas. L'Autre pour moi représente le danger, c'est clair. Même si je m'en défends, je ne peux m'empêcher de m'impliquer sentimentalement dans une relation amicale, amoureuse ou professionnelle et à tous les coups, je suis déçue; ou j'ai peur d'être déçue, ce qui fait que je ne m'implique pas trop en actes... Si d'aventure quelqu'un se met à s'attacher trop à moi, amicalement ou autre, je m'éclipse. Je ne supporte pas de rendre des comptes. Que l'autre soit en attente de quelque chose de moi. Je préfère agir pour l'autre quand ça vient de moi plutôt que lorsqu'on me le réclame. Avoir à rendre des comptes, cela me met hors de moi. C'est plus fort que moi.
Par ailleurs, côté professionnel, je doute fort. Parlons clair, je n'ai pas des compétences à ce point extraordinaires pour trouver un emploi qui me satisfasse, j'en ai bien peur. A moins que le bouche à oreilles ne fonctionne, je ne vois pas comment je vais faire. Cela me stresse. Je crois bien aussi que je ne supporte pas l'autorité. Au travail, j'aime bien être autonome, qu'on me fiche la paix et qu'on ne soit pas sur mon dos à longueur de temps. Comme dans ma vie privée, du reste.
Devoir postuler à tout un tas de jobs, se vendre, passer l'examen de l'entretien, ça me met dans tous mes états. Car je me sens dans une position d'infériorité. Redevenir télépro, je crois bien que c'est ce qui m'attend et ça me désespère d'avance. Dans plupart des boîtes pour lesquelles j'ai bossé, je me suis sentie vraiment mal considérée. Et la course aux rendez-vous ne me convient pas du tout. De toute façon, j'ai toujours eu du mal à supporter le monde commercial. C'est un boulot que j'ai découvert pour payer mes études. Mais il se trouve que c'est un boulot où il n'y a pas de chômage aujourd'hui...
L'autre possibilité, agent d'accueill, standardiste, hôtesse d'accueil.... J'ai une expérience de huit ans mais là, c'est pas gagné car il ya des tas de secrétaires qui cherchent un boulot et je n'ai pas ces compétences, ni les dipômes. J'ai une expérience de standardiste, pas de secrétaire. Et puis ce ne sont que des mi-temps.
Qu'est-ce que je vais devenir ? Retomber dans un temps partiel ? Télépro ? Ouvrir ma boîte, sinon ? Mais boîte de quoi ? J'admire tous ces gens qui ouvrent leur boîte, qui ont des idées, et la force d'aller jusqu'au bout...
"Oser est le meilleur moyen pour réussir"... Mais oser quoi ? Cela me fait penser à ces troupes de chanteurs dont j'ai fait partie et que j'ai laissées tomber. En y réfléchissant, je sais pourquoi je suis partie. D'abord, cela nécessitait de bloquer tous ses dimanches pour pouvoir assister aux répétitions. Et puis, il fallait automatiquement aller se faire une bouffe après et ça, j'avais du mal. Cela m'ennuyait. Et il fut question d'aller donner des représentatins à l'étranger au Club Med, et là, j'ai carrément flippé ! Et surtout, bien que j'eusse ma place au sein de ces troupes, et cela on me l'a dit et répété, moi je trouvais toujours que j'étais nulle et que les autres étaient bien plus talentueux que moi.
C'est un peu ça, oui, que ce soit au boulot ou ailleurs, je me suis toujours sentie comme étant... je ne trouve pas le mot... une usurpatrice !!
Et pour Pascal, notre histoire a fini par se terminer le jour où il m'a dit qu'il partait pour la Creuse avec un de ses potes ouvrir sa boîte... Il m'a emmenée là-bas, m'a fait visiter sa future demeure et le cadre où il allait vivre (splendide bien que ce soit "le trou du cul du monde"). Et il m'a demandé de le suivre.
Tout quitter ? Mes repères si chèrement acquis et établis, mon joli petit appart, mon petit chez moi, ma ville, ma soeur ? Quitter mes autres frère et soeurs ? Mes amis ? Quitter mon monde à moi où je me sentais en sécurité ?
J'ai eu la peur de ma vie, et je suis restée dans ma petite vie bien rodée. Tout quitter était tout simplement au-dessus de mes forces. Voilà.
Peur peur peur ! Peur de vivre ?
Par Pauline
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Publié dans : croire
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C'est triste à dire, mais je me reconnais dans la plupart de vos propos...
Qu'est-ce qu'on est mal dans notre peau quand la peur, l'angoisse de tout domine notre existence...
Je compatis et j'espère que vous saurez surmonter ce problème comme j'essaie moi-même de le faire...
il aura fait réfléchir mon post :-) Comme je me reconnais dans ce que tu écris ... moi y a qu'au bureau et en tant que maman que je me sens moins nulle .. c'est par rapport aux hommes que je suis (ou me sens) nulle ... mais bon avec un père qui ne m'a jamais mise en valeur ... cela s'explique en grande partie. a force de n'entendre que des critiques ... cela ne grandit pas la confiance en soi .. à force que tous les hommes en qui j'ai donné confiance m'aient blessée ... ben il faut blinder la carapace sinon on a mal tout le temps !!!!
Bon courage pour la recherche et boulot et merci pour tes passages chez moi :-)
Houlà, Pauline, c'est ta description des hommes qui me fait peur. Tu brosses le portrait d’hommes que je déteste. Je pense être tout le contraire et je me bats pour que les femmes soient heureuses, avec mes maigres moyens. Un homme pourrait très bien te protéger de tes peurs, un jour.
Bises.
Mais il s'agit là de peurs inconscientes ou conscientes qui subsistent en moi.
Coucou Pauline,
Même si tu doutes de toâ, une chose est sûre : tu te connais bien et tu sais l'exprimer. Pas donné à tout le monde ça ! Enfin moâ je trouve que ce n'est pas chose aisée surtout quand c'est pour écrire ses faiblesses. D'un autre côté, c'est un bon exutoire ;o)
Pour en revenir à ta note, je pense que tout le monde a peur de quelque chose ou quelqu'un. On a tous des moments de doute qui nous retiennent et nous font parfois penser qu'on ne vaut pas grand chose. Qu'on ne sait pas ce que l'on veut (le principal est de savoir ce que l'on ne veut pas ou plus) et du coup, on reste inactif et sans projet.
L'essentiel je pense est de ne pas se laisser envahir par ses pensées néfastes et d'être en phase avec ce que l'on fait coâ qu'il en résulte ensuite. Si on "assume" sa façon d'agir, nos traits de caratère prennent tout leur sens et ne sont plus forcément assimilés à de la peur ou autre mais plutôt à un besoin ou une envie du moment. Si tu n'as pas fait telle ou telle chose, c'est que tu n'en ressentais pas le besoin à cet instant. Et si à l'inverse, tu as réagi d'une certaine façon, c'est que ça t'était nécessaire et salvateur. Peut-être qu'aujourd'hui c'est différent mais à l'époque, ça avait tout son sens et c'est ça l'important.
Bon, je vais peut-être arrêter-là mon blabla à 10 balles et te souhaiter un excellent Samedi. Ainsi qu'à tous les visiteurs de ce blog d'ailleurs.
Bonne continuation en tout pour trouver ton meilleur ;o)
Je sais bien que je vais me reprendre, parce que je n'ai pas le choix ! Merci à toi.
Ton article est touchant et inquiétant en même temps petite Pauline. Si toute chose en ce monde te fait peur, tu n'auras jamais le loisir d'être heureuse, de connaître le bonheur et tout plein d'autres choses.
L'amour en particulier est quelque chose dont on a tous besoin, sans amour il n'y a rien, le néant. Parfois il fait mal mais il faut être prêt à aimer à nouveau, toujours et encore. On fait tous des erreurs et ne rien faire par peur ne t'évitera pas de faire des erreurs, à comencer par la crainte permanente de tout, c'est déjà une première erreur.
bon courage et rappelles toi que la première des choses à préserver c'est la confiance en soi et en l'autre.
juste un mot pour te dire que je souhaite mettre un in vers ton site, si tu es d'accord, car je le trouve très cool et frais, et tout et tout........
amicalement, pascal
oui mon prénom c'est pascal......................... mais je ne sais pas pourquoi j'ai le sentiment que ça te gênes......................... je suis prêt à changer de nom si tu le veux, je ne suis pas contrariant pour deux sous.
bises
tu en as trop dit ou pas assez................................. c'est pas beau de jouer avec la curiosité d'un homme !!!!!
bon, nous avons tous droit à notre part de mystère, mais si un jour tu as envie de discuter, je te donne une adresse msn qui sera sans doute plus pratique.............................................je précise discuter entre copains, je ne suis pas très plan tordu, je te rassure et puis en ce moment j'ai plus envie de partager des sujets et des opinions avec une femme pour le simple plaisir de discuter......
bon le com là tu peux le virer, je comprendrai
ok, j'ai compris..........................désolée de te rappeler un épisode triste de ton histoire.....
bise
PS: dorénavant, appelle moi.................................heu je sais pas moi............... Bond, james BOND !!!!!!!!!!!
oui bon, c'est peut être un peu trop.
Nous nous sommes tous posés ces questions intérieurement.
Nos doutes cohabiteront toujours avec nous. On se remet en question, on se cherche, on essaie de s'améliorer mais au final, on ne se connait pas.
On ne se connait qu'à travers nos actes, on se forge notre propre image en agissant au quotidien.
Parfois, il ne faut pas trop se juger, on se méprise et on n'avance plus par manque de motivation. Il faut se voir comme étant une personne pleine de potentiels, les personnes les plus perspicaces le verront bien :)
En ce moment, tu traverses une période difficile qui te renvoie une image négative. Tu te renfermes, tu doutes de plus en plus, et au fur et à mesure que le temps passe, tu manques de plus en plus de confiance en toi.
Tu ne profites plus des joies de la vie puisque tes problèmes te tourmentent. Cela t'empêche de goûter pleinement au bonheur.
Je comprends tout ça puisque je l'ai vécu. J'ai pris du recul sur ma vie, voici comment j'ai procédé :
1) Se poser la question : Suis je heureux ou pas ? Non.
2) Je ne suis pas heureux, j'ai donc listé sur une feuille tout ce qui me tracassait.
3) Je classe les problèmes par ordre d'importance en me donnant pour objectif de les régler un par un.
4) Je traite les plus faciles et ceux qui me prennent le moins de temps.
5) Ainsi, à chaque fois que tu barres un problème, tu te sens soulagé et cela te motive à attaquer le suivant ! :)
6) Maintenant, il me reste les gros problèmes à résoudre et je peux désormais m'y consacrer à 100% vu que les petits problèmes sont déjà réglés.
Aucun problème quelqu'il soit n'est insurmontable.
Bien sur, le maitre-mot est "Persévérance" et Il est logique de penser que plus tu tentes, plus tu as de chances de réussir.
Parfois, tenter la même chose par le même moyen
De plus, ce qui est bon à savoir, c'est que tu ne seras jamais limitée en nombre de tentatives.
Tu verras que la confiance en soi viendra au fur et à mesure, à chaque problème résolu. C'est vrai que ce n'est pas facile, mais après tout, on se bat pour être heureux et on a rien à perdre.
Max021
Parfois, tenter la même chose par le même moyen n'est pas la solution, il faudra réessayer par d'autres moyens.
Max021