Vendredi 9 mars 2007
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Vous connaissez la famille Moreau ? Laissez-moi vous en parler...
Tout d'abord, il y a le père, le docteur Moreau, homme altruiste et qui aime fumer la pipe. Au milieu de toutes ses filles, il est souvent désarçonné ! Ensuite, Madame Moreau, la maman. Son travail, c'est la maison et ses enfants et son activité principale, c'est "écouteuse". Viennent ensuite les filles... Pauline, romantique, rêveuse, elle souhaite devenir écrivain. Bernadette, la cavallière. Garçon manqué, elle ne s'en laisse pas compter et gare à celui qui la met hors d'elle ! Claire, la "princesse", solitaire et volontaire. Cécile, dite "la poison", la benjamine qui n'a pas la langue dans sa poche, loin s'en faut ! Tout ce petit monde habite une jolie maison entourée d'un jardin avec un bassin : "La Marette".
Voilà, le tableau est dressé. C'est avec cette famille que j'ai passé de nombreuse heures. Elle m'a réconfortée, émue, fait verser quelques larmes mais également beaucoup fait rire. Je les quittais avec regret mais aussi avec cette envie d'aller de l'avant. J'ai fait leur connaissance à l'adolescence mais depuis, je suis retournée les voir plusieurs fois périodiquement. Dans la tourmente, les Moreau représentent pour moi un refuge. J'y ai puisé la force de continuer car comme le dit Madame Moreau, la douce maman qui écoute : "Le principal, c'est d'avancer".
C'est ma bible. S'il ne devait rester qu'une oeuvre, pour moi, ce serait celle-là.
Je parle bien sûr de L'Esprit de Famille de Janine Boissard, comportant six romans :
- L'esprit de Famille
- L'avenir de Bernadette
- Claire et le bonheur
- Moi, Pauline
- Cécile, la Poison
- Cécile et son amour
Ne croyez pas qu'il s'agit là de romans à l'eau de rose. Tout y est toujours d'actualité et écrit avec sincérité. Tout le monde peut s'y reconnaître, que vous soyez homme, femme, ado, grands-parents. Laissez-vous surprendre par cette famille où le rire et les pleurs se lient. C'est la vie, c'est l'amour... du bonheur mais aussi des drames... C'est NOUS ! J'ai souvent rêvé d'aller me réfugier sur l'île de Bréhat... comme l'héroïne Pauline... J'irai peut-être un jour, mais j'avoue que j'ai peur d'être déçue. L'image que je m'en fais est si... idyllique... Image que je me suis forgée d'après la description de l'auteur...
Un passage, entre autres, a particulièremnt retenu mon attention, je vous le recommande : il est situé à la page 169 de "Moi, Pauline" : "Lettre à ceux qui ne font plus confiance". Chacun de nous devrait s'en imprégner.
J'ai beau relire ces livres régulièrement, je les redécouvre sous un nouveau jour à chaque fois. Ils me comblent toujours autant.
Pauline
L'histoire se passe dans les années 80. Mais comme je le disais plus haut, elle nous "parle" encore en 2007. Tout d'abord, je l'ai vue en série télévisée. Cela passait tous les samedis après-midi... Elle existe en dvd maintenant. On passe vraiment un bon moment à regarder ce feuilleton. Ceci-dit, lire les romans est aussi enrichissant car nous sommes bien plus proches des personnages... D'autant plus que les deux derniers n'ont pas été portés à l'écran : "Cécile, la Poison" et "Cécile et son amour". Maurice Biraud interprète le docteur Moreau tout en délicatesse et Denise Grey est magistrale dans le rôle de la grand-mère au grand coeur..
Aparté : En l'an 2000, après bien des tergiversations, je me suis décidée à prendre ma plume et à écrire une lettre de remerciements à Madame Janine Boissard, lui exprimant toute ma reconnaissance et ma gratitude. Je ne m'attendais pas vraiment à ce qu'elle lise ma lettre, ni à ce qu'elle me réponde. Mais elle l'a fait. Ce qui ne m'étonne pas de cette grande dame.
"... eh oui, écrire est un gros travail, c'est même plus que ça, c'est une priorité qui prend toutes vos pensées..." me dit-elle dans sa lettre.
L'esprit de famille fera toujours partie de moi... Ma "Béa" à moi, c'est "Chantal". Mon "Pierre" à moi, c'est... "Pascal"... Et moi, je suis un peu chacune de ses quatre filles, avec une préférence pour "Pauline", bien sûr...
Chanson du générique du feuilleton L'esprit de Famille
par Vava
(1982)
On a joué à la Marette dans le secret des contre-jours
On cachait nos premières amours
Comme nos premières cigarettes
Aidez-moi, à sortir des jeux d'enfance
À me passer de mon passé, à partir parmi les blasés
En conservant mon innocence
Aidez-moi, aidez-moi, à quitter mon lit trop petit
Si vous m'aimez il faut m'aider, j'ai envie
De rencontrer ma vie
J'ai dix-sept ans et dans ma glace, la femme sourit à l'enfant
Puis elle s'éloigne doucement et l'enfant peu à peu s'efface
Aidez-moi, aidez-moi, à quitter mon lit trop petit
Si vous m'aimez il faut m'aider, j'ai envie
De rencontrer ma vie
Aidez-moi, aidez-moi, à refaire le dernier chagrin
Conduisez-moi jusqu'au chemin, j'ai envie
De rencontrer ma vie
Par Pauline
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Publié dans : tranches de vie
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