Dimanche 3 juin 2007
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Voilà bien une fête qui me pose problème... la fête des mères !!! Car enfin, lorsque l'on célèbre cette fête, qu'est-on sensé fêter au juste ?
J'entendais quelqu'un dire l'autre jour dans une émission que l'on devait toujours le respect, l'amour et patati à ses parents car c'est à eux que l'on devait la vie. J'aurais bien aimé être sur le
plateau pour lui dire ce que je pensais d'une telle connerie !!
C'est si facile de faire des mômes !!! Mais après, faut peut-être assurer, non ?
Ma mère n'était pas une mère mais une amoureuse avant tout. Elle nous a faites, ma soeur et moi, pour tenter de retenir son amour qui se barrait.
Elle ne nous a pas assuré le couvert, bien souvent nous n'avons pas eu à manger alors que nous étions toutes petites. Nous faisions des malaises tellement nous avions faim... Admettons...
Nous lui avons été retirées pour être placées dans un orphelinat. La plupart du temps, elle ne venait pas nous voir, sans doute en partie à cause de son mec de l'époque. Admettons...
Elle ne nous a jamais raconté de belles histoires avant de nous endormir, n'a jamais joué avec nous, n'a jamais été à notre écoute lorsque nous étions gamines... Et elle n'est jamais venue aux
spectacles de fin d'année que l'orphelinat organisait... Admettons...
Elle m'a un jour planté un couteau dans le bras parce que j'avais fait tomber des miettes de croissant sur le sol de la cuisine... petite fille terrifiée... J'ai toulours la cicatrice sur
l'avant-bras gauche... Admettons...
Elle m'enfermait sur le balcon en plein soleil pour que je bronze !!!! J'étais alors une toute petite fille...
Elle a laissé son pédophile de mec abuser de nous, elle ne s'est rendue compte de rien...Admettons...
Elle baisait avec son mec derrière notre dos, alors que nous étions assises au bord de LEUR lit devant les actualités... les actualités à six et
trois ans, on s'en tape.... Je me concentrais sur le nom du présentateur (Jean Claude Bourret, déjà présent sur les écrans à l'époque !) pour ne pas trop entendre ses soupirs dégueulasses... et me
gardant bien de tourner la tête pour ne pas les voir... Qu'est-ce que ça voulait dire pour la petite fille que j'étais ce qui se passait derrière mon dos et ces halètements ?
Bref, nous n'avons jamais été considérées commes des enfants. Elle nous traitait comme de simples objets, ni plus, ni moins. On ne devait pas parler, rire, pleurer. On ne devait pas bouger, ni nous
salir. Et elle pensait sans doute qu'on n'entendait rien, qu'on ne voyait rien et qu'on ne comprenait rien à ce qui se passait. On nous a prises, on nous a mises à l'orphelinat du jour au
lendemain, comme des paquets, sans se donner la peine de nous expliquer quoi que ce soit, cela va de soi.
Bien plus tard, elle m'a piqué ma carte bleue et le code pour tout retirer sur mon compte, elle m'a bouffé mes bourses d'étude, elle nous a mises à la porte de sa maison, oui elle nous a foutues
dehors. Et ses paroles qui tuent : "si seulement un camion pouvait passer sur vous". "bande de fainiasses, bonnes à rien" et j'en passe. Ce sont ses mots. Des mots qui tuent. Des mots qui
tuent...
Et récemment, elle a émis l'idée de nous mettre au tribunal pour qu'on lui verse une pension, alors qu'on s'en sort à peine nous-mêmes....Et quand bien même je m'en sortirais super bien...
Ma mère a bien le sens de ses droits ; mais nous n'avons pas que des droits, nous avons aussi des devoirs...
Je te souhaite une bonne fête des mères :
Merci pour tout ce
que tu n'as pas fait pour moi.
Merci pour toutes ces horreurs que tu as dites ou faites.
Merci pour ne pas m'avoir apporté l'amour, la
sécurité, la confiance en moi-même et en les autres.
De ne pas m'avoir inculqué le goût de l'effort et la
persévérance.
Merci de ne pas m'avoir donné la foi en la vie et en l'avenir.
Je veux bien comprendre plein de choses mais ne viens pas me dire que j'ai le devoir de te verser une pension. Tu n'as aucun droit vis-à-vis de moi, en
aucune façon. Je ne te reconnais pas le droit de me réclamer quoi que ce soit. Je trouve même cela déplacé de ta part. Je n'ai pas envie de te
traîner comme un boulet toute ma vie.
Je n'ai pas eu de père. Et tu n'as jamais été une mère. Bonne fête, maman !!
Par Pauline
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Publié dans : coups de geule
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En ce qui concerne ma mère, j'ai mis longtemps avant de réaliser qu'elle n'était pas tout à fait nette. C'était de la maltraitance qu'elle nous infligeait, ni plus ni moins. Elle n'a pas changé aujourd'hui sauf que nous ne sommes plus des enfants et qu'elle ne peut plus se permettre certaines choses avec nous sinon on coupe définitivement les ponts. Elle se tient à carreaux particulièrement avec moi. Il me semble que je finirai par ne plus la voir du tout car je ne vois pas l'intérêt. Je pense même que c'est néfaste. Je crois qu'elle n'a jamais vraiment pris conscience de tout ce qu'elle avait fait et des dégâts causés. C'est dommage car si elle réalisait et demandait pardon, ça changerait peut-être tout. Je crois que c'est au-dessus de ses forces. Et elle ne changera jamais.
Chacun a sa croix à porter. Il y a peut-être des croix plus lourdes que d'autres. J'espère qu'il y a une vie après la mort, quelque chose qui nous apaise définitivement. Qui nous délivre. Qui nous console... comme une vraie maman... "Là... là, c'est fini. Tout va bien maintenant... C'est fini."
Pour ma mère, je ne suis pas sûre qu'il s'agissait là "d'égoïsme pur". Je ne sais pas. Je pense plutôt à une incapacité, à de l'inconscience, à une tare. Car elle aussi a sans doute vécu des choses douloureuses dans son enfance, je suppose. C'est peut-être même pas de sa faute si elle n'a pas su. Je n'en sais rien.
Pour le suicide, j'ai eu bien d'autres périodes difficiles dans ma vie et je m'en suis sortie alors, il n'y a pas de raison. C'est juste que le côté répétitif du mal être me fatigue et que parfois je suis fatiguée de me battre contre moi-même. J'ai du mal à vivre. Cela ne va pas de soi. J'ai une incapacité à vivre quelque part. "Notre pire ennemi, c'est nous-mêmes", disait quelqu'un. J'aimerais qu'il sorte de belles choses de tout ça. Je me laisse couler depuis quelque temps mais ce n'est peut-être pas en vain. Il faut sans doute gratter bien au-delà de la surface pour soigner la plaie convenablement. Ca marche pas si on soigne la blessure superficiellement. Et quand on gratte, ça fait mal, forcément.
Tes mots m'ont beaucoup apporté au contraire. Plus que tu ne penses.
Je t'embrasse, journal57.
En effet, de temps en temps, je viens sur ton blog pour avoir de tes nouvelles. J'ai, comme beaucoup de gens qui te soutiennent, l'espoir que tu puisses un jour goûter à une vie heureuse car tu le mérites tellement !
Les mots me manquent pour décrire ce que je ressens après chaque lecture de tes moments de vie. C'est vraiment dur !
Je constate une chose : L'amour est le carburant de la vie. Sans ce carburant, personne n'avance. Plus on reçoit d'amour, plus on est motivé pour avancer.
Je n'ai pas honte de t'avouer que j'aime ta personnalité, ta dignité à te relever après chaque épreuve, ta force intérieure, ta philosophie et surtout comme beaucoup de gens ici, je t'admire et je te respecte au plus haut point.
Ce message est un message d'espoir. Il n'est jamais trop tard pour rebondir tant qu'il te reste des forces et du courage. Tu as encore tout à gagner prochainement. Pourrais tu me préciser quel type de poste tu aimerais occuper ? Sans rien te promettre, je vais demander à tout hasard à mes relations. Je ne sais pas ce que cela donnera mais je ne peux pas me permettre de ne pas essayer.
Amicalement,
Max
Des forces et du courage, je tâcherai toujours d'en avoir pour rebondir car il y a des gens qui m'aiment autour de moi. Principalement mes frère et soeurs, ma grand-mère. Et mes animaux. ils ont besoin de moi Je ne me vois pas baisser les bras. Que deviendrait mon vieux matou et mon petit chien. Je vais un peu mieux depuis quelques jours, sans doute parce que j'ai revu mes proches et que j'ai communiqué, un peu. Les autres, l'amour, il est sûr que c'est la clé. Sans amour, on pousse de travers. Sans amour du tout, on meurt.
Pour le moment, je cherche un poste de secrétaire. Je vais voir GRETA lundi pour qu'il me donne un dossier d'inscription afin de passer un BTS en alternance de secrétariat : soit assistante de direction, soit PME-PMI. Je ne sais pas encore. Mais il me faudra trouver un employeur qui accepte de me prendre en alternance, pas évident, je pense, vu mon âge. Si je peux trouver un emploi de secrétaire ou agent administratif sans BTS, ça me va. Mais un employé de l'agence intérim ADECCO m'a conseillé de passer un BTS, m'assurant que j'aurai plus de chances de trouver une bonne place. Il faut que tu saches que je vis à Dijon et que je n'ai pas de voiture, ni permis, juste le bus.
En tout cas, je te remercie de ton geste, Max.