Présentation

Derniers Commentaires

Catégories

Recommander

tranches de vie

Vendredi 9 mars 2007 5 09 /03 /2007 00:30
Vous connaissez la famille Moreau ? Laissez-moi vous en parler...

Tout d'abord, il y a le père, le docteur Moreau, homme altruiste et qui aime fumer la pipe. Au milieu de toutes ses filles, il est souvent désarçonné ! Ensuite, Madame Moreau, la maman. Son travail, c'est la maison et ses enfants et son activité principale, c'est "écouteuse". Viennent ensuite les filles... Pauline, romantique, rêveuse, elle souhaite devenir écrivain. Bernadette, la cavallière. Garçon manqué, elle ne s'en laisse pas compter et gare à celui qui la met hors d'elle ! Claire, la "princesse", solitaire et volontaire. Cécile, dite "la poison", la benjamine qui n'a pas la langue dans sa poche, loin s'en faut ! Tout ce petit monde habite une jolie maison entourée d'un jardin avec un bassin : "La Marette".

Voilà, le tableau est dressé. C'est avec cette famille que j'ai passé de nombreuse heures. Elle m'a réconfortée, émue, fait verser quelques larmes mais également beaucoup fait rire. Je les quittais avec regret mais aussi avec cette envie d'aller de l'avant. J'ai fait leur connaissance à l'adolescence mais depuis, je suis retournée les voir plusieurs fois périodiquement. Dans la tourmente, les Moreau représentent pour moi un refuge. J'y ai puisé la force de continuer car comme le dit Madame Moreau, la douce maman qui écoute : "Le principal, c'est d'avancer".


C'est ma bible. S'il ne devait rester qu'une oeuvre, pour moi, ce serait celle-là.


Je parle bien sûr de L'Esprit de Famille de Janine Boissard, comportant six romans :
  1. L'esprit de Famille
  2. L'avenir de Bernadette
  3. Claire et le bonheur
  4. Moi, Pauline
  5. Cécile, la Poison
  6. Cécile et son amour
Ne croyez pas qu'il s'agit là de romans à l'eau de rose. Tout y est toujours d'actualité et écrit avec sincérité. Tout le monde peut s'y reconnaître, que vous soyez homme, femme, ado, grands-parents. Laissez-vous surprendre par cette famille où le rire et les pleurs se lient.  C'est la vie, c'est l'amour...  du bonheur mais aussi des drames... C'est NOUS ! J'ai souvent rêvé d'aller me réfugier sur l'île de Bréhat... comme l'héroïne Pauline... J'irai peut-être un jour, mais j'avoue que j'ai peur d'être déçue. L'image que je m'en fais est si... idyllique... Image que je me suis forgée d'après la description de l'auteur...

Un passage, entre autres, a particulièremnt retenu mon attention,  je vous le recommande : il est situé à la page 169 de "Moi, Pauline" : "Lettre à ceux qui ne font plus confiance". Chacun de nous devrait s'en imprégner.
J'ai beau relire ces livres régulièrement, je les redécouvre sous un nouveau jour à chaque fois. Ils me comblent toujours autant.


Pauline

L'histoire se passe dans les années 80. Mais comme je le disais plus haut, elle nous "parle" encore en 2007. Tout d'abord, je l'ai vue en série télévisée. Cela passait tous les samedis après-midi... Elle existe en dvd maintenant. On passe vraiment un bon moment à regarder ce feuilleton. Ceci-dit, lire les romans est aussi enrichissant car nous sommes bien plus proches des personnages... D'autant plus que les deux derniers n'ont pas été portés à l'écran : "Cécile, la Poison" et "Cécile et son amour". Maurice Biraud interprète le docteur Moreau tout en délicatesse et Denise Grey est magistrale dans le rôle de la grand-mère au grand coeur..


Aparté : En l'an 2000, après bien des tergiversations, je me suis décidée à prendre ma plume et à écrire une lettre de remerciements à Madame Janine  Boissard, lui exprimant toute ma reconnaissance et ma gratitude. Je ne m'attendais pas vraiment à ce qu'elle lise ma lettre, ni à ce qu'elle me réponde. Mais elle l'a fait. Ce qui ne m'étonne pas de cette grande dame.


"... eh oui, écrire est un gros travail, c'est même plus que ça, c'est une priorité qui prend toutes vos pensées..." me dit-elle dans sa lettre.


L'esprit de famille fera toujours partie de moi... Ma "Béa" à moi, c'est "Chantal". Mon "Pierre" à moi, c'est... "Pascal"... Et moi, je suis un peu chacune de ses quatre filles, avec une préférence pour "Pauline", bien sûr...




Chanson du générique du feuilleton L'esprit de Famille
par
Vava
(1982)


On a joué à la Marette dans le secret des contre-jours
On cachait nos premières amours
Comme nos premières cigarettes
Aidez-moi, à sortir des jeux d'enfance
À me passer de mon passé, à partir parmi les blasés
En conservant mon innocence

Aidez-moi, aidez-moi, à quitter mon lit trop petit
Si vous m'aimez il faut m'aider, j'ai envie
De rencontrer ma vie

J'ai dix-sept ans et dans ma glace, la femme sourit à l'enfant
Puis elle s'éloigne doucement et l'enfant peu à peu s'efface

Aidez-moi, aidez-moi, à quitter mon lit trop petit
Si vous m'aimez il faut m'aider, j'ai envie
De rencontrer ma vie

Aidez-moi, aidez-moi, à refaire le dernier chagrin
Conduisez-moi jusqu'au chemin, j'ai envie
De rencontrer ma vie




Par Pauline - Publié dans : tranches de vie
Ecrire un commentaire - Voir les 23 commentaires - Recommander
Mardi 6 mars 2007 2 06 /03 /2007 20:10
          Eh oui, je me suis bougée !!! Je suis nase mais contente quand même !! Merci à vous pour vos commentaires, ça me booste pour continuer dans ce sens... C'est vrai, il y a tant de choses à lire partout sur Internet. Et à écrire !!! Mais Flo a raison, le printemps est à nos portes, et donc une certaine "renaissance", je l'espère en tout cas à tous points de vue...  Je vais suivre ton conseil, Fanchon, et je vais faire une liste, mais au jour le jour. C'est décidé, je m'y mets. Déjà, il faut que je me lève plus tôt, et donc que je me couche moins tard !! Plus de PC jusquà point d'heure !

          On est allées faire du shopping aujourd'hui, avec ma petite soeur de 22 ans. J'aime bien me réserver des moments rien qu'à nous avec mes proches. Nous devions trouver d'urgence un cadeau d'anniversaire pour l'une de mes autres soeurs dont c'est l'anniversaire lundi prochain. J'ai choisi un soin de beauté. Je ne suis jamais allée dans un cabinet d'esthétique et j'avoue que ça me tente bien maintenant... La devanture du salon ne payait pas de mine mais à l'intérieur, cela n'avait rien à voir... La dame qui nous a reçues était  très sympathique. Cela sentait bon, c'était calme... Je crois bien que je vais me faire plaisir un de ces jours et aller y faire un tour.

          Pour ma soeur, je lui ai pris (en chèque cadeau) un massage du dos détente et un gommage du dos, le tout dure 1 heure. Je suis sûre que ma soeur va apprécier, d'autant plus qu'elle souffre un peu du dos. Elle en rêvait et ne s'attend certainement pas à ce cadeau. Pour ma part, je me laisserais bien tenter par un massage californien corps-détente : cela dure une heure également et ça va des pieds jusqu'au cou. A mon avis, on doit se sentir comme sur un nuage après la séance... J'aimerais bien aussi tenter le massage des pieds avec réflexologie.... Le massage des pieds... rien de tel pour prendre son pied !!

          Et vous, êtes-vous adeptes de ce genre de soin, que vous soyez du sexe féminin ou du sexe masculin ?
 
Par Pauline - Publié dans : tranches de vie
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Dimanche 4 mars 2007 7 04 /03 /2007 18:29
                             

                 C'est un petit bout de femme, ma petite Mamie. Pas bien grande, menue, elle a une pêche d'enfer ! Je ne sais pas où elle trouve toute cette énergie, ça me laisse pantoise. Toujours en action, elle ne sait pas ne rien faire ! Dans le jardin à désherber, laver sa voiture, nettoyer sa maison, et maintenir celle d'à côté propre, tricoter, faire des mots mélés, ses activités sont nombreuses, d'autant plus qu'elle fait le taxi pour les personnes âgées qui ne peuvent pas se déplacer. Elle fait aussi leurs courses, va leur chercher des médicaments, les emmène chez le coiffeur, et les réconforte à sa façon quand besoin est, sans chichi, en étant là tout simplement... Et tous les jours, matin et soir, elle va voir une dame de 96 ans qui ne peut plus marcher pour la faire manger, la lever, la coucher, mais aussi lui parler car cette pauvre dame est esseulée, elle ne voit que deux personnes, n'ayant plus de famille...

Je suis très fière de ma grand-mère. J'ai pour elle une admiration sans borne. Ceci-dit, elle me donne des complexes !! A côté d'elle, je suis une grosse feignasse égoïste ! Je ne fais pas le quart de tout ce qu'elle fait et pourtant, ele a 80 ans... Et lorsque nous nous promenons, ce n'est pas à proprement parler une promenade parce qu'elle marche vite et je suis la première à être sur les genoux !! Si vous faites du shopping avec elle, bon courage pour la suivre au milieu de la foule...

Je ne peux définitivement pas la considérer comme une personne âgée. Je m'y refuse !! Tout le monde la connaît dans son petit village de Normandie et elle est devenue indispensable à beaucoup, de par les services qu'elle rend à chacun. Car c'est sa première qualité, elle est serviable. Pour moi, elle n'est pas loin de la sainteté... alors le jour de la fête des grand-mères est justifié !

Mamie a également été là pour nous. J'entends par "nous" ma soeur et moi. Avec mon grand-père, elle nous a recueillies alors que ma mère s'apprêtait à nous renvoyer à l'orphelinat (de nos jours on dit maison de l'enfance ou foyer de l'enfance, je crois)...

Mes grands-parents n'étaient pas bien riches, ils ont fait ce qu'ils ont pu. Ils n'étaient pas non plus démonstratifs ni affectueux mais ce qu''ils ont fait pour nous, c'est sans conteste une preuve d'amour. Nous avions quelque chose dans l'assiette tous les jours, ce qui n'avait pas toujours été le cas avec ma mère... Nous avions de quoi nous vêtir, quitte à aller à la Croix Rouge. Et surtout, chez eux, nous avons retrouvé notre statut d'enfant. Nous nous sentions en sécurité.

Ce sont les plus belles années de ma vie car je suis redevenue insouciante, passant mon temps à jouer avec ma soeur. Elle et moi avons re-créé notre propre monde de jeux, de rêves, de joie et de bonheur d'où l'incertitude, la peur, l'effroi, l'horreur et le malheur étaient exclus. Nous sommes redevenues des enfants à part entière. Cette période de notre enfance fut l'heureuse et indispensable parenthèse dans ma vie qui m'a permis par la suite de ne pas sombrer totalement. De bonnes bases ont été alors posées. Tout n'était pas rose mais tout ne peut pas l'être ! Je chéris cette époque et j'y repense toujours avec nostalgie.

Il m'a fallu devenir adulte pour prendre conscience de ce que mes grands-parents avaient fait pour nous. Je ne les remercierai jamais assez. Je leur en serai toujours reconnaissante. Merci Mamie. Merci à toi aussi, Pappy. J'aurai toujours ce regret de ne pas avoir compris plus tôt et de n'avoir pas pu dire tout cela à mon grand-père... qui a quitté ce monde avant que je prenne conscience de beaucoup de choses...


Saint Martin de Montbray (Manche)




Merci Mamie. Bonne fête !


Par Pauline - Publié dans : tranches de vie
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Mercredi 28 février 2007 3 28 /02 /2007 20:05


Comment vas-tu ? Il paraît que tu t'es marié et que tu as eu un enfant ? Es-tu  heureux ? En bonne santé ? Ton entreprise est-elle florissante ? Penses-tu encore à moi parfois ?...

Depuis tout ce temps, je n'ai eu personne dans ma vie, tu sais. Nous avons vécu un si bel amour... Si passionné, si fort, si destructeur. J'ai quelques difficultés à t'oublier... A faire le deuil, devrais-je dire, car je ne t'oublierai jamais. "C'est une chose sûre", comme tu aimais à le dire. Nous nous sommes fait tant de bien, et tant de mal, mon chéri. Et je t'en veux toujours, tu sais. C'est terrible tous ces projets, toutes ces promesses qu'on fait lorsque l'on est amoureux... terrible car on y repense après... "Tu es la femme de ma vie" "je t'aimerai toujours"  "je n'ai jamais aimé quelqu'un comme je t'aime"... Des paroles qui restent alors que les actes les ont démenties. Et pourtant c'est toi qui me disais que seuls les actes comptent...

Je n'ai jamais vraiment compris comment tu as pu te remettre avec quelqu'un si vite alors que dans le même temps, tu affirmais m'aimer... Et je sais que tu m'aimais.  Comment as-tu pu passer si vite d'une femme à l'autre ? Alors que c'est tout simplement impossible pour moi ? J'ai dans l'idée que tu ne supportais pas de vivre seul. J'ai vécu cela comme un abandon alors que sans doute tu cherchais à sauver ta peau. Cette femme a dû t'aider à m'oublier, j'imagine. A passer le cap. Je ne fonctionne pas comme cela. Je me suis sentie si mal. J'imagine que j'aurais préféré que tu te morfondes comme je l'ai fait.

Le plus insupportable pour moi, c'est que j'ai l'impression que tu ne m'as jamais comprise, vois-tu. C''est comme si je m'étais trompée sur toi, que je t'avais pris pour quelqu'un d'autre.... Comme une trahison. S'aimer autant et ne pas se comprendre... Ce n'est pas concevable pour moi. Pourtant, il était clair que nous étions différents, si différents, en définitive. Nous avions si peu de goûts en commun. Tu étais si intransigeant. Tu ne t'en es pas rendu compte, mais lorsque tu critiquais tout ce que j'aimais, j'ai eu le sentiment que c'est ma personne que tu reniais. Tu ne m'acceptais pas comme j'étais. L'amour, n'est-ce pas accepter l'autre tel qu'il est ?

Le plus déchirant fut de me passer de tes baisers, de tes bras, de tes mains, de ta peau, de ta tendresse... Nous étions toujours collés l'un à l'autre... Je me suis sentie comme amputée...

Aujourd'hui, j'ai bien compris que notre amour est impossible. Et qu'il n'est plus possible. La question que je me pose est : "Etait-ce de l'amour" ? N'était-ce pas plutôt de la possession ? Ne sommes-nous pas tombés amoureux de notre si grande solitude commune ? Nous avions tellement soif d'amour tous les deux, mon ange. N'était-ce pas l'union de deux âmes seules et solitaires ? Désespérément seules. L'union de deux pathologies ? Et à la fin de notre histoire, ne nous sentions-nous pas plus seuls que si nous avions été célibataires ?  Car comme le dit la chanson "au bout du compte on se rend compte qu'on est toujours tout seul au monde ?"

Loin de moi l'intention de te mettre tout sur le dos. Je sais très bien que ce n'est pas si simple. Ce fut l'histoire de deux âmes en peine qui se sont unies pour se désunir ensuite. L'amour était là, mais l'incompréhension totale également. Je me souviens de nos discussions sans queue ni tête. On passait notre temps à se disputer alors que nous disions la même chose, mais différemment !! On ne se rendait même pas compte qu'on était du même avis...

Je ne me sens plus capable d'aimer un homme. Etre abandonnée à nouveau, je ne veux plus me risquer à un tel danger. Je ne me sens plus capable de tout donner. M'en suis-je déjà sentie capable, du reste ? Je crois que non. J'ai toujours une attitude méfiante et j'essaie de mettre un point d'honneur à ne pas attendre trop de quelqu'un, que ce soit dans ma vie professionnelle, amicale, familiale ou autre. Je m'attends toujours à être laissée pour compte, alors je me tiens toujours sur mes gardes sans même m'en rendre compte, comme ça, si ça arrive, je ne suis pas trop déçue, et surtout, je n'ai pas trop mal. Etre abandonnée, en manque, je ne peux plus le supporter.

Objectivement, pour moi, l'amour c'est accompagner l'autre. C'est tirer l'autre vers le haut. Essayer de ne pas le juger. Dans la pratique, c'est une autre paire de manches...

Notre amour nous a détruits. Nous nous sommes mal aimés. Nous n'avons fait qu'unir notre mal être. Ce que nous attendions de l'autre était irréalisable. L'autre ne peut combler tous nos manques. Nous n'avions pas le mode d'emploi. Et je ne l'ai toujours pas, pour ma part. Je suis une écorchée vive, je ne sais pas faire, je suis une handicapée de l'amour et de la vie. Si j'aime, c'est à la folie, passionnément, éperdument ou pas du tout. Je ne sais pas faire autrement. Je ne veux plus de ça. Je ne veux plus me perdre. L'amour sera toujours quelque chose de douloureux pour moi, il me semble. C'est ainsi, tant pis. On ne peut aller contre soi-même, on ne peut faire QUE ce qu'on peut, avec ce que l'on est, avec notre enfance...

J'espère que tu vas bien ? Nous reverrons-nous un jour...  Je le souhaite, mais pas tout de suite... lorsque je serai définitivement guérie....



 "Oh mon amour
Mon doux mon tendre mon merveilleux amour
De l'aube clair jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore tu sais
Je t'aime"...
(Artur Eranosian)


Par Pauline - Publié dans : tranches de vie
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 25 février 2007 7 25 /02 /2007 19:17
Eh oui, j'ai capitulé, je l'avoue ! Oh Honte à toi, vilaine fille !

Il faut croire que je n'étais pas assez motivée. Le fait est que ma copine est venue manger, comme prévu. On avait prévu, bien avant ce défi, de refaire son cv. Elle s'était résolue à ne pas le faire quand je lui ai expliqué ce pari... Mais vers 23h, c'est moi qui lui ai proposé d'allumer mon PC. "Mais c'est toi qui le fais, moi je ne touche pas l'ordi", lui ai-je dit. Tu parles !! Cela m'a fait un bien fou de revoir mon écran d'accueil !! Aaaaaah ! Une fois que Karine a eu fini ce qu'elle avait à faire, elle est allée sur le Net, et là, je n'ai pas résisté, je me suis mise derrière elle et on a surfé ensemble ! A ma décharge, la petite poulette n'est pas très douèe en informatique et elle avait besoin de mon aide... ("mais oui bien sûr !!" me direz-vous). Donc, nous nous sommes bien amusées jusqu'à 2h du mat. Et puis, ben, je n'ai pas éteint l'ordi. Et quand elle est partie, j'ai continué ! Faute ! Double faute !

Honte à moi ! Ceci-dit, j'ai quand même tenu presque 24h ! C'est déjà pas si mal ! Faites-le, vous verrez. Tout dépend en fait de la dépendance...

D'abord, ça m'a fait bizarre de voir mon PC éteint. Je ne l'éteins pratiquement jamais ! Ensuite, j'y pensais beaucoup... Il suffit qu'on s'interdise quelque chose pour qu'on en ait encore plus envie, je vous assure !! On ne s'en rend pas forcément compte mais l'outil informatique devient presque essentiel dans la vie de tous les jours quand on s'y est mis !! Moi, par exemple, je consulte souvent Google. Je lavais ma vaisselle tout en réfléchissant à je ne sais plus quoi, et je me suis posée une question. Je me suis alors dit : "Ah je vais regarder sur Google"... Eh bien non, je ne pouvais pas... il y avait ce challenge !!

De vous à moi, le mieux pour réussir un tel défi, c'est de ne pas être chez soi. De partir en week-end quelque part et faire tout un tas d'activités.

Je tiens quand même à souligner qu'en ce qui concerne le portable, je ne l'ai pas rallumé ! Alors que je pensais que ce serait le plus difficile. Et même si j'ai pas assuré sur ce défi, eh bien, je ne le rallumerai que demain matin, comme prévu. Ce sera toujours une petite victoire !!

Cela a quand même été une expérience intéressante.... ce genre de test nous renseigne sur nous-mêmes. Je me suis rendue compte à quel point je ne supporte pas le manque, la privation de quoi que ce soit (mais ça, j'en avais déjà une idée et si vous avez lu l'article "l'inconcevable", vous comprendrez peut-être de quoi je parle). Le manque pour moi est insupportable : je me sens malheureuse, punie, pas bien dans ces cas-là. C'est presque pathologique ! Je n'ai fait qu'un régime dans ma vie, ce n'est pas pour rien...

Maintenant, il va falloir que je réfléchisse à comment aborder le problème si vraiment je veux arrêter de fumer... Je suppose que tout vient de la manière dont on appréhende la chose. J'ai vu une émission qui proposait plusieurs solutions, dont l'hypnose.
 Cela ne m'a pas paru trop mal.

Allez, le tout est de participer ! Après tout, il n'y en a pas beaucoup qui ont relevé le défi sur le site de Pierre !!! Finalement, partant de ce point de vue, on peut considérer que c'est déjà un exploit que d'avoir tenté le coup !!


Par Pauline - Publié dans : tranches de vie
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Vendredi 23 février 2007 5 23 /02 /2007 21:37

Oh la la ! Qu'est-ce qui m'a pris de donner mon consentement ?


PAS DE PC, NI PORTABLE CE WEEK-END !

Ben voilà, nous y sommes. L'instigateur de tout ça, c'est Pierre.

Quelle idée, en vérité ! Mais bonne idée !

Je suis sûre que je vais faire plein de choses !! Et j'en ferais encore bien plus, s'il n'y avait pas la télé... mais bon, on ne va pas tout arrêter en même temps !! Nous avons droit à la sacro sainte TV ! Ouf !

Le pari commence ce soir à minuit et se termine lundi matin au réveil...

Moi qui me couche après minuit, je devrais attendre de me réveiller lundi pour pouvoir allumer mon PC et portable.

Il me semble que le plus dur sera de lâcher mon téléphone portable pour la bonne et simple raison que la plupart de mes contacts n'ont pas de fixe et que je communique principalement par sms. Et puis il y a mon agenda dans mon portable ! TOUT est dans mon portable !! On verra bien.

D'un autre côté, je pense que cela va me soulager quelque part, de ne plus être scotchée à mon ordi (on sait quand qu'on s'y met mais on ne sait pas quand on en décolle, n'est-ce pas ?), de ne plus aller voir quotidiennement mes blogs préférés, mes sites habituels, tous mes mails auxquels il faut répondre, tout ça, c'est comme un rituel. Et ne plus être suspendue aux différentes sonneries du portable(qui m'appelle, ou me laisse un texto?), ce doit être quelque chose !! Je ne vais pas être dérangée n'importe où et me sentir obligée de répondre à tout prix alors que ce n'est pas le moment et que ça me casse les ... Quand on y pense, qu'est-ce que l'on ne se met pas comme dépendances sur le dos !

Je viens d'envoyer un sms à tous ceux qui sont susceptibles de se demander si je n'ai pas été kidnappée ce week-end. Eh bien, ça les embête déjà !! Ma soeur voulait passer voir des photos que j'ai reçues par mail. Ma copine voulait venir refaire son CV. Et ma mère me demande par sms : "c'est quoi, cette lubie ?" ! Ca commence bien, dis donc !! Alex m'a fait penser à noter les numéros de téléphone les plus importants ! Merci, Alex, je n'y avais même pas pensé !!

Reste 1h30... faut que je dépêche de faire ce que j'ai à faire avant de mettre "mes drogues" en veilleuse.

Pour la cigarette, ce n'est pas pour maintenant... autant vous le dire !

Eh bien , à lundi !! Je vous dirai comment j'ai vécu ce début de désintoxication !! Mais la question est : vais-je tenir ? En tout cas, le défi est relevé !

Bon week-end à tous ! 
Par Pauline - Publié dans : tranches de vie
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 21 février 2007 3 21 /02 /2007 23:37
Du plus loin que je me souvienne, on a toujours fumé autour de moi. Dans le temps, les adultes vous fumaient sous le nez sans gêne aucune, que vous fûtes ado, jeune enfant ou bien bébé. Je me rappelle mon grand-père et sa toux qui ne le quittait pas. Il avait toujours un bout de cigarette roulée au bec. Je ne me l'imagine d'ailleurs pas sans.

Le jour de mes 17 ans, deux de mes amies avaient acheté des cigarettes pour fêter l'évènement ! C'est ensemble que nous avons essayé la clope. Je me suis étouffée et j'ai toussé comme une malade !!

Voilà comment on se met au tabac.

Les jours suivants, j'ai acheté mon premier paquet... On fumait dans la cour de récré. Je ne me sentais pas toujours très bien d'ailleurs après !! Je reprenais les cours à moitié nauséeuse. J'ai même piqué des Gitanes à mon grand-père... Puis quelques pièces dans le porte-monnaie de ma grand-mère pour me payer mon paquet (pardon mamie ! ).


Je fume partout : dans la salle à manger, dans la cuisine, dans la salle de bains, aux toilettes !!! Seule exception : la chambre...
La première chose que je fais en me réveillant, c'est d'allumer ma clope ! Avant même d'avoir fait mon café...

Aujourd'hui, on nous explique que fumer, c'est pas bien, que ce n'est pas bon pour la santé. S'ensuit une loi où les fumeurs ne vont pas tardés à être considérés comme des pestiférés. Je soupçonne les médias et autres de noyer le poisson car il y a bien d'autres choses qui ne sont pas bonnes pour la santé : l'air pollué par les pots d'échappement (les poumons en pâtissent, il faut le savoir). Les pesticides dans l'eau. Les insecticides dans les légumes. Les produits toxiques sur nos meubles. Les produits détergents. J'en passe et des meilleures !

Autour de moi, tout le monde arrête de fumer, dis donc ! Manue, qui se met des patches, et ça marche apparemment. Elle ne casse pas tout, son humeur n'est pas execrable. Jo qui s'arrête sans palliatif. Même Bernard qui a toujours fumé. Chapeau !

Il est vrai qu'il est devenu difficile de fumer sa clope tranquille. Au travail, c'est interdit sauf si l'employeur installe des sortes de cabines spéciales(apparemment, c'est tout un bin's). Traverser le hall de mon immeuble avec une clope est illégal... Il reste possible de fumer dans les restaurants, discothèques, bars, etc jusqu'au 31 décembre 2007. Mais après, gare !!

Alors je me demande si je ne vais pas m'arrêter moi aussi. C'est vrai que ça pue. Tout sent le tabac à la maison. J'en ai marre de vider les cendriers ! On a moins de souffle. Et ça coûte cher, ces conneries ! Parfois ça m'énerve moi-même de traîner ma clope partout où je vais, comme une canne ! Combien de fois n'ai-je pas laissé tomber ma cendre sur mon lino ? Ou entre les touches de mon clavier...

Mais j'ai la trouille ! J'ai essayé une fois de m'arrêter, c'était il y a très longtemps. J'ai tenu une semaine. Et je suis même tombée dans les pommes. Je ne sais pas s'il y a un rapport mais c'est la seule fois dans ma vie où j'ai perdu connaissance... Cet arrêt d'une semaine fut horrible pour moi. J'y pensais tout le temps ! Une vraie obsession. Il faut dire que je ne supporte pas le manque en général.

Alors, je me lance, je ne me lance pas... P'tet ben qu'oui, p'tet ben qu'non !! Ptet ben que je vais attendre de voir comment ça se passe pour les proches qui viennent d'arrêter.

Si j'y parviens, je serai TRES fière !

Après je pourrai passer à d'autres désintoxications... La bouffe, le PC, le portable, la télé, le bonjour (c'est du café au lait en poudre)...




Par Pauline - Publié dans : tranches de vie
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mercredi 21 février 2007 3 21 /02 /2007 00:29


Emission très intéressante ce soir sur la 2 avec Delarue... Sur Internet. L'addiction à internet. Et je m'aperçois que moi-même, je passe de plus en plus de temps sur Internet... Au détriment de la vie. Alors que j'étais consciente de ce risque au départ... Finalement, Internet isole plus qu'il ne rapproche. On se laisse vite prendre au piège. Et n'ayant pas d'emploi en ce moment, c'est vrai qu'une fois mes démarches de recherche d'emploi effectuées,  j'ai vite fait de passer presque tout mon temps avec le clavier... On a du mal à s'en défaire !! On se dit "allez, je vais passer une heure sur l'ordi", et puis en fait, à 3h du mat, on y est toujours... Pas bien... Va falloir changer tout ça !!!  En plus, j'ai des tas de choses à faire chez moi, et à l'extérieur aussi, d'ailleurs !!  Entre la télé et l'écran de l'ordinateur, quelle place reste-t-il pour la vie réelle ?



Par Pauline - Publié dans : tranches de vie
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Vendredi 24 novembre 2006 5 24 /11 /2006 19:25
Eh ben, ça y est. Nous y voilà !! J'ai tout fait pour et pourtant...

Me voici libre. Depuis le temps que j'en avais marre !!! Je bossais pour une entreprise depuis très exactement deux ans et dix mois. Un CDI mais à temps partiel. Alors, certes, j'avais des primes sur les ventes mais l'organisation était telle dans cette boite que je n'y gagnais pas ma vie. Mes collègues télépros non plus. Ce n'est pas faute de m'être investie au début. Mais pour quel remerciement? Nous avions demandé une revalorisation de notre salaire depuis longtemps sans jamais avoir été entendues. Aussi avons-nous mis en place une mini-révolution. D'abord, on n'a plus bossé. Tout du moins avons-nous fait semblant mais les résultats s'en sont ressentis, bien évidemment. Puis nous ne sommes pas allées bosser un matin, sans prévenir. Ensuite, nous avons demandé toutes les trois à avoir un entretien avec le big boss. Il nous a reçues très "courtoisement", dirais-je, et nous lui avons mis le marché en mains. Soit il nous augmentait, soit il nous virait, car il était hors de question pour nous de démissionner. Deux jours plus tard, il nous donnait sa réponse : licenciement..Paraît que j'étais un des piliers de l'entreprise, selon les dires de mon responsable hiérarchique... Faut croire que ça ne rapporte pas et que la boîte a dû s'écrouler depuis mon départ, alors?

Alors voili voilà voilou. Sans doute avons-nous été maladroites mais en tout cas,nous sommes allées jusqu'au bout. Quelle solidarité. Nous avons vécu des moments forts. Mais maintenant, je me sens comme.. orpheline..Libre, oui, mais pour quoi faire? C'est excitant et en même temps flippant. Un nouvel avenir s'offre à moi. Que vais-je en faire?
Par Pauline - Publié dans : tranches de vie
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mercredi 17 mai 2006 3 17 /05 /2006 23:59
Je suis fatiguée en ce moment, tu sais ? Est-ce le printemps qui nous assomme déjà avec sa lourdeur ? Car je trouve qu'il fait lourd et que le temps change tout le temps. On ne sait pas sur quel pied danser, ni comment s'habiller d'un jour un l'autre. Est-ce juste une passade? Est-ce le manque d'affection. Peut-être bien.

Je m'en suis rendue compte quand ma collègue-copine m'a prise dans ses bras en un geste amical cet après-midi lorsqu'elle a constaté que cela ne tournait pas rond pour moi aujourd'hui. Ca m'a fait du bien. Et j'ai compris que la solitude pèse lourd parfois quand même. Mon petit chien ne suffit pas à combler le manque. Ni mon chat, ni ma famille. Car personne ne me prend dans ses bras, jamais, eh ouais!

 Parfois j'aimerais redevenir enfant et qu'on s'occupe de moi. Et qu'on s'occupe de tout pour moi. Qu'on me cajole. Je suis en passe de devenir une vieille bique frustrée!! Quelle est la clef ?

Cette collègue-copine qui m'a fait un câlin inattendu, elle va devenir maman. Elle est enceinte...

Est-on condamné à vivre de travers lorsqu'on a vécu une enfance tordue ? Ne peut-on jamais s'en remettre et briser les schémas dont on est conscients, pourtant ? Est-on condamné à rester enfant toute sa vie lorsque l'on n'a pas eu d'enfance justement?

 C'est comme une force invisible qui vous empêche d'avancer...Un truc dont on hérite...Et des images du passé vous explosent régulièrement à la figure, comme dans les films. Et des choses se rejouent chaque jour, quelque soit le contexte.

Aujourd'hui, mon responsable au boulot m'a jeté en pleine figure "Vous vous sentez abandonnée, Pauline?"C'était innocent de sa part mais c'était exactement ça. Et ça m'a bouleversée. Voilà que ces évènements se jouant au job me faisaient revivre un moment douloureux...et indélébile, irrémédiable. Et cette sympathie de mon responsable m'a tellement touchée. Quand on a soif, on est heureux de recevoir une goutte d'eau...et en même temps, ça vous fait mal... La goutte d''eau fait-elle plus de bien que de mal, en définitive?

Et la question qui se pose, c'est comment en est-il arrivé à cette déduction? Cela se voit-il sur ma figure?

Voilà, il y a des périodes avec, et des périodes sans. C'est une période sans. Larmes qui coulent toutes seules. Ma foi, ça fait sans doute du bien, c'est la cocotte qui se vide du trop plein. Une fois que la première larme se libère, impossible de retenir toutes les autres !! Quelque soit l'endroit !! Ca coule, ça coule ! Aujourd'hui, c'était au boulot !!!  On ne cesse pas d'être des humains sous prétexte qu'on est au boulot, n'est-ce pas ? Et on ne cesse pas d'ête enfant sous prétexte qu'on est adulte...Et lorsque je pleure comme ça, c'est comme une plaie qu'on soigne, toute ces saloperies qu'on a endurées s'en vont...le masque qu'on se met tous les jours devant les autres s'effrite et dans ces moments-là,  on voit le vrai visage....de l'autre, c'est-à-dire l'enfant que nous sommes et resterons...Ce n'est pas sur le présent qu'on pleure, c'est sur le passé qu'il nous rappelle.... ou que nous n'avons pas eu.........................................................

Par Pauline - Publié dans : tranches de vie
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un Blog

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus